Réflexions

Le gaz naturel est bien utile mais il peut être dangereux

Avant la mise en exploitation du gaz de Lacq, dans les années soixante, les Français connaissaient le gaz de houille, stocké dans des citernes rondes, à la lisière des villes, qui s’élevaient et redescendaient, en fonction de leur état de remplissage, un gaz qui était toxique et pouvait exploser.

Ce gaz dit de ville était pratique pour faire la cuisine et les municipalités qui le fournissaient louaient avec l’abonnement des gazinières avec un four et deux feux et on pouvait lire sur des plaques des immeubles « gaz à tous les étages », les petits chauffe-eau à gaz dans les cuisines et salle de bains, se sont rependus plus tard.

À partir du moment où le gaz de Lacq était disponible en grande quantité, sa distribution a été assurée par un réseau public qui a progressivement gagné toute la France, en obligeant Gaz de France, crée entre-temps, à importer du gaz en provenance de l’Algérie, en le liquéfiant, puis de la mer du Nord et de la Russie pour compléter le gaz de Lacq, puis à s’y substituer, une fois le gisement épuisé.

Le méthane, dont il s’agit est plus lourd que l’air, ce qui facilite son écoulement en cas de fuite et il est « odorisé » par un additif à l’odeur « d’œuf pourri » pour faciliter la détection des fuites, afin d’éviter que le gaz ne s’accumule, en alertant les pompiers, ce qui, heureusement, ne se produit que rarement.

Cependant, chaque fois qu’un accident se produit, il entre dans les annales du fait de l’ampleur des dégâts et des victimes se trouvant à proximité de l’explosion.

Cette fois-ci on compte, en plus des morts, une quarantaine de blessés, dont 10 grièvement, car, ce samedi matin là, avant 9 heures, les touristes prenaient le petit-déjeuner à l’hôtel et beaucoup habitants étaient chez eux.

On en saura plus, une fois l’enquête de police, immédiatement déclenché, aura rendu ses conclusions.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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