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Le défenseur des droits publics Jacques Toubon condamne l’usage des LBD

Les LBD sont des lanceurs de balles de défense de type « Flash-Balle » dont sont dotés les CRS et la police chargés d’affronter les casseurs qui sévissent actuellement en marge des manifestations des gilets jaunes, à l’origine de véritables émeutes et de combats de rue.

La controverse relative à l’usage de LBD ne date pas depuis que son usage s’est multiplié mais remonte à plusieurs mois, c’est dans un rapport qui date d’un an, rendu public le 10 janvier 2018, que Jacques Toubon préconisait la fin du recours aux LBD, lors des opérations de maintien de l’ordre, en soulignant leur « usage dangereux et problématique » en ajoutant que « le caractère non létal des armes de force intermédiaires conduit en pratique les agents à les utiliser avec moins de précaution que les armes traductionnelles ». 

L’usage des LBD était déjà courant à cette époque, mais sans rapport avec ce qu’il est maintenant, depuis le déclenchement du mouvement des gilets jaunes.

Le gouvernement ne publie pas de chiffres, il y aurait 1 700 blessés parmi les manifestants depuis le mois de novembre, pas tous par LBD et 1 000 parmi les forces de sécurité, ces chiffres augmentent de semaine en semaine, d’où l’obligation d’y mettre un terme au plus vite.

Les LBD ne sont pas destinés à disperser les foules, ce sont des armes intermédiaires de défense personnelle des CRS et des policiers, intercalés entre le bâton et l’arme létale, en leur possession, dont évitent les forces de l’ordre de se servir, pour ne pas faire des casseurs et des émeutiers, des martyrs, ce qui rend impossible de les retirer du circuit, faute de pouvoir les remplacer, faute de mieux, dans des combats rapprochés, que les émeutiers provoquent, en cherchant la bagarre.

À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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