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Faut-il contrôler tout le monde à l’entrée des Tribunaux ?

tribunal0411Il y a quelques jours, au tribunal de Melun, un avocat a tiré sur le Bâtonnier.

En aparté, dans chaque Tribunal, les avocats inscrits au barreau de ce Tribunal, élisent pour une durée de 2 ans, l’un des leurs, qui devient le Bâtonnier.

Le Bâtonnier est le représentant des avocats, il va présider l’Assemblée générale et le Conseil de l’ordre des avocats. Mais, il va, également, gérer les conflits entre avocats.

Le jour du drame, le jeudi 29 octobre, Henrique Vannier, le Bâtonnier du Tribunal de Melun, recevez dans son bureau, Joseph Scipilliti, l’un des avocats du barreau.

Ce dernier avait une arme et a ouvert le feu sur Henrique Vannier, puis il s’est suicidé. Le Bâtonnier a été grièvement blessé, mais ses jours ne sont plus en danger.

Il faut savoir que le public qui entre dans un tribunal, passe par un contrôle digne d’un aéroport. Vérification des sacs et portique ou passe chaque personne. Et fouille à corps en cas de doute.

Les avocats n’ont pas cette contrainte, ils ne sont pas fouillés.

J’ai entendu, le week-end dernier, je ne sais plus sur quelle chaîne de télévision, un avocat justifier cette absence en contrôle en expliquant que c’était normal, que le Tribunal était « leur maison ».

Seulement, le problème est que l’humain n’est pas parfait et les avocats ne sont ni mieux, ni moins bien que les autres.

Il y a parmi eux, une majorité de gens tout à fait pacifique, qui dans le cas extrême se contenteront de mots (qui parfois peuvent dépasser la pensée), et rien de plus.

Mais, il peut toujours y en avoir un, qui comme on le dit « pète les plombs », qui va tenter de commettre l’irréparable, comme cela s’est produit au Tribunal de Melun.

C’est vrai que si j’étais avocat, je n’aimerai être contrôlé à chaque fois que j’entre dans le Tribunal où je plaide.

D’un autre côté, si j’étais avocat, je n’aimerai pas croiser un confrère, avec qui j’ai un conflit (ça peut toujours arriver) avec un flingue à main et qui me cherche.

Le cas est exceptionnel, il est probable qu’il n’y aura pas une autre affaire Henrique Vannier/Joseph Scipilliti avant fort longtemps.

Mais, il ne faut pas que ce drame crée une sensation de malaise dans les Tribunaux, empêchant les avocats de plaider en toute tranquillité, alors que la probabilité qu’il se passe quelque chose est… nulle.

Concrètement, faut-il contrôler les avocats comme le public à l’entrée dans les tribunaux ?

Prendre la décision arbitraire de cela, je ne crois que se soit la bonne solution.

Il faudrait que la question soit posée aux avocats au sein de chaque Tribunal. Et chaque Tribunal mettrait en place ou pas un contrôle à l’entrée pour les avocats. Après tout « Vox populi vox Deï ».

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À propos Olivier Kauf

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