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Dix ans après le crash du vol AF 447

Le non-lieu d’Air France et d’Airbus dans le crash du Rio-Paris est contesté par les ayants droits des victimes.

Dix ans après le crash du vol AF 447, les juges en charge de cet accident de l’aviation civile, le plus grave qu’ait connu le France ; mettent en avant des fautes de pilotage à l’origine de l’accident et mettant hors cause la responsabilité d’Air France et d’Airbus.

L’usage veut que les victimes ou leurs ayants droits d’un accident crient vengeance et attendent que la justice pénale désigne un ou des coupables et les sanctionnes, pour ce qu’ils on fait.

L’usage veut, que pour des dommages causés dans le cadre d’un délit, par exemple d’un accident de la circulation, la victime a intérêt à se joindre au procès pénal, en se portant partie civile, pour être indemnisé plus rapidement qu’au civil, car une règle de droit veut que « le pénal tient le civil en l’état ».

Ce n’est pas le cas dans l’affaire qui nous occupe, les ayants droits ont été indemnisé et, en se portant partie civile, ils attendent de faire reconnaitre et sanctionner la faute du transporteur aérien, Air France et/ou celle du constructeur de l’avion accidenté, Airbus, qui restent à être reconnues, pour être sanctionnées

Les causes du crash sont aujourd’hui connues, la défaillance des sondes qui indiquent la vitesse de l’avion ont désorienté l’équipage qui a fini par échapper à son contrôle et s’est abimé dans l’océan, entrainant la mort des passagers et des membres de l’équipage, contre lequel l’action pénale est ainsi éteinte et n’a pas à être évoquée.

Cependant, les ayants droits crient, par avocats interposés, vengeance en se trompant lourdement sur le sens des condamnation pénales, qui se veulent uniquement dissuasives, vis-à-vis de l’auteur du délit ou du crime et de ceux qui seraient tentés de les imiter et qui ne peuvent pas, être un acte de vengeance.

Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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