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Les croisiéristes n’ont pas tous les droits

Le tourisme maritime a le vent en poupe en attirant le grand public sur des palaces flottants, à « bas coût », dont la construction fait le bonheur des chantiers de Saint Nazaire en France, spécialisés dans ce type de construction.

On se demande comment ces véritables « caisses à savon » aussi disgracieuses que possible, qui n’ont rien de commun avec les navires racés d’antan comme feu le France, arrivent à flotter, sans se retourner au moindre coup de vent.

Les quelques compagnies qui se partagent ce marché florissant doivent offrir à leur clientèle le sensationnel qui l’attire, qui parfois tourne à la catastrophe, mais nous n’avons pas l’intention ici de remuer le passé.

La dernière tragédie maritime en date est d’ordre écologique, sans dommages pour les passagers, ni pour le navire.

Elle vient de se produire en Indonésie, où un navire de croisière d’une société britannique a percuté des récifs coralliens uniques, dans une région isolée de l’archipel aux écosystèmes parmi les plus variées de la planète, au moment où l’on évoque les dangers qui planent sur la Grande Barrière de corail d’Australie.

Ce navire de 4 200 tonnes a percuté le 4 mars ces récifs pendant la marée basse à un endroit où il ne devait pas se trouver, en Papouasie occidentale aux paysages paradisiaques, prisés par les touristes.

L’accident a endommagé environ 13 500 mètres carrés de récifs coralliens dont la restauration pourrait coûter tout au plus 15 millions d’euros, selon les premières estimations, ce qui fait que les assureurs qui couvrent la responsabilité civile des armateurs s’en tireront à bon compte.

Le ministère des affaires maritimes a convoqué l’ambassadeur britannique, pour que cette intrusion dans une zone protégée ne reste pas sans suites.

Le navire de croisière, bloqué dans les récifs a été remis à flot et a pu poursuivre sa croisière avec ses passagers.

Le gouvernement indonésien a indiqué qu’il évaluera les dommages et exigerait des compensations à l’armateur britannique qui exploite le navire et son commandant s’expliquera avec ses commettants.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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