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Des botanistes alertent sur les plantes d’agrément propagatrices de feu

Les chercheurs de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, L’Irstea d’Aix en Provence mettent en garde contre les dangers que présentent les plantes d’ornement dans ce qu’ils appellent l’interface, la zone où forêt et garrigue côtoient les habitations.

Les feux récents en France, comme celui de Carros dans les Alpes Maritimes ou de la Croix-Valmer, non loin de Sait Tropez, dans le Var, ont mis en évidence la vulnérabilité de ces interfaces.

Le feu circule aisément des zones de végétation naturelle aux jardins entourant les maisons.

Les plantes ornementales peuvent jouer le rôle de conducteurs des flammes, via les haies qui joignent la forêt au lotissement ou à la villa et de nombreux végétaux sont des combustibles dangereux, comme les thuyas.

Cela tombe mal, au moment où les jardins d’agrément touffus, sont autant de lieux de fraîcheur, recommandés par temps de canicule, je peux en témoigner, car c’est le cas du mien, avec des différences de température notables lorsque l’on arrive de la route.

L’Iresta a édité une brochure, en novembre 2016, dans laquelle il recense tous les végétaux communément utilisés pour la décoration, qui concerne la région méditerranéenne, mais qui pourrait un jour concerner toute la France, car lors de la dernière canicule, il a fait aussi chaud dans le Nord que dans le Sud, et surtout dans l’Est, au climat continental.

Le feu peut aussi partir d’une zone habitée, comme en août 2016 où un incendie parti de Rognac, au nord de Marseille, d’une zone habitée avec des jardins avec plantes d’ornement, qui ont conduit le feu vers la crête, au-dessus du village.

Pour le moment, il n’est pas encore question de priver systématiquement les propriétaires de leurs haies et de buissons fleuris, mais il faut y être attentifs, notamment aux feuilles mortes qui s’accumulent au long des années.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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