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Nicolas Sarkozy : l’effet Blitz à fait Pschitt

urne2111En politique, c’est comme dans le monde du spectacle, du sport, il faut savoir se retirer à temps, ne pas faire le tour de piste de trop, au risque de laisser un mauvais souvenir et de partir amer.

C’est ce qui est arrivé hier à Nicolas Sarkozy, alors que l’aboutissement de sa vie avait été d’être président de la République.

Objectif qu’il avait brillamment atteint en 2007, battant de peu Ségolène Royal (pas une victoire artificielle comme en 2002 de Jacques Chirac Face à Jean-Marie Le Pen).

Non, une véritable victoire, 2 candidats au mieux de leur forme et l’un des 2 devait gagner, ce fut Nicolas Sarkozy.

Il avait atteint son but, bien entendu ces 5 années ne se sont passées dans les meilleures conditions la crise des subprimes, venue des États-Unis a entraîné l’ensemble des économies occidentales dans une terrible crise (dont nous en sommes pas vraiment sorties).

Et puis, en 2012, Nicolas Sarkozy se représente, ce qui est normal pour un président en fin de mandat (dans la limite de 2 mandats).

Mais malgré une campagne grandiose, des salles combles, la place du Trocadéro (Paris) lors de l’un de ses derniers meetings, noir de monde, les Français lui ont dit NON.

Certains disent que François Hollande a été élu par défaut, les Français n’ayant pas voté pour lui mais contre Nicolas Sarkozy (où est la part de vérité ou de légende, personne ne le saura jamais).

Seulement, Nicolas Sarkozy aurait dû en tirer enseignement, d’ailleurs sur le moment, en 2012, il avait dit se retirer de la vie politique.

Et puis, le temps a passé, il a repris son parti politique en main, qu’il a renommé de UMP en Les Républicains. Et depuis plus d’un an, il n’y avait n’y avait plus de doute qu’il se présenterait à la primaire des Républicains.

Président sortant, il est le candidat naturel, mais ancien président, il perd ce privilège.

Lorsque après les vacances d’été, il a annoncé sa candidature à la primaire de la droite et du centre, il attendait un effet « Blitz », la guerre éclair. Un raz de marée balayant tous les prétendants et notamment son pire concurrent Alain Juppé.

Il n’y a pas eu d’effet « Blitz », et Alain Juppé a continué à caracoler en tête.

Tout le monde attendait un second tour de la primaire avec Nicolas Sarkozy contre Alain Juppé, ça semblait graver dans le marbre. Et le résultat incertain, lequel des deux serait désigné.

Mais, dimanche 20 novembre 2016, l’impensable s’est produit, Nicolas Sarkozy a été élimé. Par ailleurs, Alain Juppé a dévissé et se trouve en seconde position très loin derrière celui que l’on attendait : François Fillon.

Que donnera le second tour, on verra bien.

Il faut constater que Nicolas Sarkozy, hier soir, lorsqu’il a reconnu sa défaite a été digne. On le sentait sonné, la larme à l’œil, comment aurait-il pu en être autrement. Il sait, qu’aujourd’hui, sa vie politique est vraiment finie.

Ce n’est même pas une mobilisation de la gauche contre Sarkozy, les sondages aux sorties des bureaux de vote, laisse paraître que ce sont majoritairement des sympathisants de droite qui ont voté hier.

Même à Neuilly, la ville dont il a été Maire, lui a dit NON.

C’est le tour de piste de trop, Nicolas Sarkozy aurait dû écouter les électeurs en 2012, et passer à autre chose, il avait atteint son but politique. Ce qui lui est arrivé hier est la pire des humiliations pour un homme politique de son niveau, ancien président de la République : perdre l’élection primaire de son propre parti.

Nicolas Sarkozy voulait un retour triomphant, avec un effet « Blitz », gagner la primaire dès le premier tour avec plus de 50 % des suffrages, mais son retour a fait « Pschitt ».

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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