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La sortie du glyphosate est plus complexe que prévue

Cet herbicide de Monsanto, le plus vendu au monde, principalement sous la marque Roundup, désormais une filiale de Bayer, dont l’autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne arrivait à expiration en novembre 2017, a été prolongée de 5 ans, contre l’avis de la France qui voulait limiter cette prolongation à 3 ans.

Le président Macron, n’avouant pas être vaincu, a annoncé immédiatement que la France se donnait trois ans, pour ne plus utiliser cette molécule de synthèse, commercialisée dans le monde depuis 1974.

Pourtant réaliste, Il s’est demandé publiquement, devant la presse « Est qu’on peut dire, qu’il n’y aura plus du tout de glyphosate dans trois ans en France, impossible, je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas vraie, si je vous disais ça, je tue complétement certaines filières ».

Le problème auquel il faisait ainsi allusion par cette déclaration vient du fait qu’il n’y a rien pour le moment qui permet de se substituer au glyphosate dans l’agriculture classique, sans en perturber la rentabilité.

Il ne s’agit pas de remplacer le glyphosate par une autre molécule qui posera plus ou moins rapidement les mêmes problèmes, mais de trouver des techniques de culture alternatives, pour un véritable changement de modèle économique.

L’Institut national de recherche agronomique, l’INRA qui a chiffré avec le concours des l’Anses l’impact économique du retrait du glyphosate estime à 10 % l’augmentation du prix des produits alimentaires, qui en découlerait.

Les producteurs de blé le confirment en évaluent à 950 millions d’euros le surcoût de la production, partant d’une perte de 50 à 160 euros l’hectare.

Tout le monde n’est pas de cet avis, en évoquant la possibilité du désherbage mécanique, aussi productif.

Dans ce contexte, le président Macron a revu sa position, confirmant que pour les filière en difficultés techniques ou financières, un laps de temps pourrait être accordé, mais pas après 2022, ce qui correspond pratiquement à la fin de la prolongation accordée par l’Union européenne, à l’expiration de laquelle on aura peut-être trouvé de nouvelles modes de culture, qui permettront de se passer glyphosate, à des conditions économiques acceptables.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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