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Préconisée par l’Autorité de la concurrence Agnès Buzyn est opposée à la vente de médicaments dans le commerce

Alors que l’Autorité de la concurrence et favorable à la vente des médicaments dans les supermarchés, la ministre de la santé, Agnès Buzyn a immédiatement répliqué qu’elle y était opposée, pour ne pas défavoriser le réseau des pharmaciens ruraux.

Il s’agit bien entendu des médicaments vendus sans ordonnances, tandis que pour les autres, les pharmaciens en ont le monopole.

L’activité des pharmaciens d’aujourd’hui n’a aucun rapport avec ceux du milieu du siècle dernier, qui assemblaient dans leur laboratoire, à partir d’un nombre limité d’ingrédients des gouttes, des pilules et des suppositoires, selon les indications données sur ses ordonnances, par le médecin de famille, qu’ils étaient seuls à pouvoir déchiffrer.

Leur activité a changé à partir de la mise sur le marché d’un nombre croissant de spécialités médicales produites par les grands laboratoires, sans parler des génériques qui se multiplient au fur et à mesure que les molécules tombent dans le domaine public.

Ils ont en stock les médicaments les plus vendus, gèrent leur stock grâce à l’informatique et peuvent se procurer auprès des grossistes les produits manquants dans la journée, ce sont des logisticiens.

A côté des médicaments vendus sur ordonnance, ils ont aussi, pour le moment encore, le monopole des médicaments vendus sans ordonnance, dont les prix sont libres et qui font l’objet d’une vive concurrence, en ville où les pharmacies sont nombreuses.

De plus, ayant pris gout au commerce, ils exposent dans les rayons de leurs magasins des produits d’hygiène, de toilette et de parfumerie, les médicaments vendus sans ordonnance sont visibles mais séparés, quant aux autres médicaments, ils sont dans des tiroirs, à l’abri du regard et des mains du public.

On trouve une ou deux pharmacies dans les petites villes, qui ne désemplissent pas, par contre, celles du milieu spécifiquement rural ont une clientèle limitée et pas toujours suffisante.

La présence obligatoire et continue d’un pharmacien risquent de dissuader, à cause des problème que cela pose et du cout, les parapharmacies et la grande distribution, de se lancer dans la vente de médicaments sans ordonnance, d’autant plus que les Français resteront fidèle à leur pharmacien, surtout à ceux qui ne s’égarent pas sur les prix et qui affichent des promotions.

Le pharmacien, installé dans une grande surface, finira par vendres des casseroles ou des chaussettes.

Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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