Accueil / Réflexions / On n’arrête pas le progrès dans l’édition

On n’arrête pas le progrès dans l’édition

L’informatique permet, une fois réalisée la mise en page, de passer au tirage des ouvrages en très petite quantité, ce dont bénéficient notamment les auteurs sans maison d’édition, pour publier les ouvrages à leurs frais.

Aujourd’hui un pas supplémentaire dans l’édition a été accompli par une entreprise américaine, qui a mis au point un système qui permet d’imprimer les ouvrages à la pièce, ce qui est relativement simple, mais nécessite une importante infrastructure.

Il faut disposer de ramettes de différents types de papier, des imprimantes à jet d’encre ultrarapides et de robots bibliothécaires connectés à un ordinateur central, qui stocke les PDF de chaque livre à imprimer.

Une fois imprimée, ils acheminent les feuilles de l’ouvrage imprimé vers une plieuse qui les assemble à la couverture adéquate, à imprimer de son côté, les ouvrages sont ensuite collés, massicotés mécaniquement, prêts à l’expédition, en reliant la production à la logistique.

C’est ici que commencent les interrogations, pourquoi tout cela ?

Pour le concepteur, il s’agit de gagner du temps en imprimant seulement à l’unité, en fonction des demandes des libraires et donc de réduire le niveau des stocks, en sachant qu’avec cette technique, la durée d’impression d’un livre est de 4 secondes.

Dans l’esprit des concepteurs, cette technique n’est valable que pour les ouvrages tirés à moins de 3 000 exemplaires, en évitant des ruptures de stock en librairie, pour ceux qui sont demandés.

Actuellement, l’édition est un marché de l’offre et on ne sait pas combien on va vendre d’exemplaires et des millions d’ouvrages, qui ne vont même pas en librairie, sont imprimés pour rien, il s’agit de le transformer en marché basé sur la demande.

Économiquement, cette nouvelle technique d’édition permettra de supprimer le coût du stockage mais il y aura des frais supplémentaires d’expédition, au risque d’en compromettre la rentabilité.

Une unité de ce type fonctionne déjà en France et l’avenir dira si c’est une bonne ou une fausse bonne idée.

Merci de partager cet article sur vos réseaux sociaux

À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , “Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend ”  en ajoutant ” à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit “

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*