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Des médicaments en vente libre peuvent être dangereux

La revue médicale indépendante « Prescrire » vient de publier une nouvelle édition de sa traditionnelle liste des médicaments dangereux.

Selon elle, ce sont des médicaments plus dangereux qu’utiles, à éviter en raison des risques sanitaires disproportionnés qu’ils font courir à ceux qui les prennent.

Dans sa nouvelle édition, elle a recensé 91 médicaments, 82 sont vendus en France, dont des nouveaux produits comme ceux utilisés pour soulager des maux de gorge, qui peuvent entraîner des réactions allergiques et des réactions cutanées graves et parfois fatales, sans être plus efficaces qu’un placebo.

On trouve aussi sur cette liste des médicaments contre le rhume, fortement demandés en cette période hivernale.

Ces médicaments, en vente libre exposent, à en croire la revue Prescrire à un risque de troubles cardiovasculaires graves, voire mortels en provoquant des poussées d’hypertension, des AVC ou des troubles du rythme cardiaque.

Pour le professeur Jean-Paul Giroud, un pharmacologue clinicien, c’est une hérésie médicale, en se battant depuis des années pour que les vasoconstricteurs, dont il s’agit, soient retirés du marché ou, au minimum placés sur une liste de médicaments soumis à prescription, ce qui n’est pas le cas de la plupart d’entre eux.

C’est aussi le cas de plusieurs médicaments contre l’ostéoporose qui peuvent aboutir à des troubles neurologiques et repris dans la liste.

L’automédication gagne du terrain en France dans la mesure où elle permet de trouver immédiatement un remède contre le mal dont on souffre, sans passer par une consultation médicale, pas toujours facile, sinon rapidement à obtenir.

Les médicaments vendus sans ordonnances ne se trouvent pas, ou pas encore en France en vente, dans les rayons des grandes surfaces commerciales, mais ne sont disponibles que dans les pharmacies, sous le contrôle d’un « docteur en pharmacie » en qui le grand public fait confiance et à qui il faut demander conseil.

Ces médicaments ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale mais parfois pris en charge par des assurances santé complémentaires, pour des montants symboliques.

Bien que certains médicaments, ainsi listés fassent l’objet régulièrement de suspensions ou de retraits d’autorisations de mises sur le marché, les AMM, le directeur éditorial de Prescrire estime « que le doute doit bénéficier au patient et non pas au médicament » comme c’est encore trop souvent le cas.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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