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Les resto du cœur ne manquent pas de solliciteurs

Créés en 1985 par Coluche, désignés aujourd’hui par « banques alimentaires » que l’on espérait voir disparaître par extinction de la demande, alors que c’est tout le contraire qui se produit actuellement, dans un pays qui compte 8,8 millions de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, qui certes, dans d’autres pays compteraient parmi les habitants aisés.

À l’occasion de leurs 35 ans, les banques alimentaires viennent de présenter une étude sur les profils de leurs bénéficiaires qui sont plus de 2 millions dans le pays.

Il ressort de l’enquête menée par l’institut CSA, que nous sommes face à une France pauvre essentiellement féminine, 69 % des personnes aidées sont des femmes, dont 33 % à la tête de familles monoparentales, sur les 8 % de la population en général.

Dans l’édition 2019, les inactifs ont pris le pas sur les salariés pauvres qui sont tombés de 23 % il y a deux ans, à 14 % en 2019.

Les 83 % d’inactifs aidés sont pour 1/3 des chômeurs, mais aussi des étudiants, des demandeurs d’asile ou des retraités, ces deniers sont 3 % de plus par rapport à la dernière enquête, ce qui confirme la paupérisation de certains retraités par rapport à la dernière enquête, dotés de faibles pensions.

Fait marquant relevé par le président de la Fédération française des banques alimentaires, 52 %, donc plus de la moitié des bénéficiaires interrogés témoignent d’un recours durable à l’aide alimentaire, d’un an et plus, ce qui n’est pas bon signe et pour eux ce recours n’a rien d’un confort, en jugeant cette aide indispensable.

Pour ces personnes aidées, bien souvent suivies par des travailleurs sociaux, les économies mensuelles réalisées grâce à ce système s’élèvent en moyenne à 96 euros, ce qui n’est pas négligeable considérant que leurs ressources mensuelles s’élèvent en moyenne à 821 euros en étant constituées principalement en minima sociaux et allocations familiales.

L’alimentation apparaît comme le second poste de dépenses, juste après les dépenses liées au logement, qui arrivent en tête.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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