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Le malheur des uns fait le bonheur des autres

L’avionneur américain Boeing, qui était incontestablement, de longue date, le leader mondial de l’aéronautique civile, vient d’être doublé par l’européen Airbus, le second mondial.

Boeing qui avait connu en 2018 une année record avec les commandes de son 737 MAX, vient de subir une lourde chute de ses livraisons, des réclamations à satisfaire et une perte d’image après deux catastrophes aériennes dont on n’a pas fini par analyser les causes profondes, les conséquences et les pertes.

Boeing avait tout misé sur le système MAX, qui devait être étendu aux autres appareils de sa production, qui risquent maintenant, tous de pâtir de cet échec.

Les deux crashs d’avions qui ont fait au total 346 morts ont remis en cause la sûreté de l’appareil, qui depuis a été interdit de vol par la quasi-totalité des pays et des compagnies aériennes.

Après neuf mois de crise, alors que Boeing a continué à assembler quarante 737 Max par mois, espérant pouvoir obtenir la reprise des vols, il a fini par arrêter la production.

Selon les experts, cette crise, qui a coûté son poste au président, devrait coûter 16 milliards d’euros à Boeing, alors que le MAX a enregistré plus de 5 000 commandes jusqu’au début de 2019, devenant d’emblée, l’un des modèles les plus vendus au monde.

On peut reprocher à Boeing, pour avoir voulu gagner du temps, d’avoir greffé le système MAX sur un avion existant, le moyen-courrier 737 qui a fait ses preuves, au lieu de lui dédier un nouvel appareil.

Ensuite les choses se sont enchaînées, la conception de l’informatique, qui est l’âme des avions a été sous traitée au Pakistan peut-être sans suffisamment de tests.

Par ailleurs la formation des équipages n’a pas été suffisante, dont deux ont perdu la vie dans les accidents et retarde la nouvelle homologation et son autorisation de reprendre les vols.

Cette crise devrait pourtant trouver son dénouement en 2020.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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