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La vague macroniste chasse les anciens politicards

On apprend tous les matins qu’une figure de la vie politique quitte la vie politique pour le privé.

Chassée par la vague macroniste des élections de 2017, éjectés par leur propre parti ou simplement traumatisé par leur échec, de nombreuses figures connues de la vie politique française tournent le dos à leur activité du passé, exercée parfois depuis plus de 20 ans.

On peut dire qu’elles incarnent les effets collatéraux du bouleversement du paysage politique, qui s’est traduit par un vide sidéral, faute de candidats reconnus et, comme la nature n’aime pas le vide, elle a laissé la place à d’autres acteurs, qui devront faire leurs preuves.

Certains des sortants se consacrent à leur vie de famille, mais la majorité se tournent une activité professionnelle, ou parfois humanitaire, en rejoignant une ONG.

Dernière retraite en date, l’ex-secrétaire d’État chargée du développement numérique, s’est spécialisée, comme consultante, dans la cybersécurité des entreprises.

Le cas le plus remarqué est celui de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, que celui-ci avait qualifié de « son collaborateur », qui après avoir échoué, dans les conditions que l’on sait, dans la course à la présidence, pour succéder à François Hollande, est devenu, en tant que « homme d’argent » associé dans un fonds d’investissement.

C’est également le cas du ministre de l’éducation nationale, aussi sous Nicolas Sarkozy, qui a rejoint un fonds d’investissement dans les PME, en cours de développement.

À gauche aussi les départs sont nombreux, parmi les plus remarqués, il y a celui de l’ancienne ministre de l’éducation nationale qui assure à la fois la direction d’une collection chez Fayard et un poste de directrice générale déléguée chez l’institut de sondages Ipsos et l’ex-ministre de la culture qui a créé un fonds d’investissement.

En fait, cette tendance n’est pas nouvelle elle a débuté il y a quelques années, après chaque changement à la tête de l’État, mais elle s’est accélérée en 2017.

Par le passé, les carrières politiques s’inscrivaient dans la durée, alors qu’à l’avenir on fera peut-être de la politique par parenthèse, de manière temporaire : politique, privé-politique et retour dans le privé.

Cette évolution sera le résultat de la limitation de la durée des mandats, prévu dans le cadre de la réforme institutionnelle qui se dessine.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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