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La crise sanitaire rend les prévisions budgétaires actuelles caduques

Le gouvernement est sur le point de finaliser un projet de loi de finances rectificatives à soumettre au parlement, en substituant aux 2,2% de déficit public du PIB attendu en 2020, un déficit de 3,9%, en espérant de ne pas le dépasser, ce qui est loin d’être assuré, en sachant que ce qui compte, c’est de maintenir l’activité du pays.

La France, étant dans l’euro, dont le pouvoir et la valeur seront défendu par les moyens puissants dont dispose la Banque centrale européenne, la BCE, nous échappons à la dévaluation comme celles à laquelle il aurait fallu procéder, en pareille situation, du temps du Franc.

Ceci n’empêche pas l’entrée dans une récession sévère de l’économie française, qui va affecter profondément nos finances publiques, la prévision de croissance du PIB est attendue en recul de 1% malgré le plan de soutien aux entreprises de 45 milliards d’euros, annoncé par le gouvernement, financeur de l’effort de guerre, comme dit le ministre des compte publiques.

Autrement dit, le fait que le déficit des comptes publiques franchise le pourcentage fatidique des 100 %, n’a plus rien de tabou.

L’objectif est d’éviter les faillites des petites entreprises particulièrement vulnérables et leurs effets sur l’emploi, mais aussi de permettre à l’économie de redémarre une fois l’épidémie endiguée, bien que le plan actuel ne prenne pas en compte le coût du plan de relance qui sera mis en place au sortir de cette crise.

Le plan actuel prévoit 6,3 milliards de dépenses nouvelles et une perte de recettes fiscales de 10,7 milliards, sans intégrer les conséquences de la crise sur les comptes de la Sécurité social, impactés par une diminution des ressources et, notamment, par la révision une hausse, du financement des hôpitaux publics.

Cependant, pour Bercy, il n’est pas question de renoncer à des finances publiques bien tenues, de manière à retrouver, le moment venu, de la croissance et de l’activité économique.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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