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Interview exclusive de Laurence Bois fondatrice de Scopalto

Notre-Siècle
Scopalto propose de nombreux magazine en format dématérialisé. Qu’est-ce que vous différentie des autres sites proposant ce type de prestation.

Laurence Bois
Scopalto intervient sur un périmètre de revues très spécifique puisqu’il s’agit de revues culturelles.

Qu’elles soient dédiées à l’art, au cinéma, à la littérature, au design, à la musique, à la danse, au polar… elles sont toutes légitimes pour faire partie de scopalto.

Par ailleurs, nous donnons accès aux numéros en cours mais également aux archives de ces revues.

Leur contenu est pérenne et cela a du sens de lire un numéro d’Europe consacré à Samuel Beckett même des années après sa publication. D’ailleurs la proportion de lecteurs de numéros d’archives est assez importante.

Nous avons aussi quelques revues emblématiques disparues, consultables gratuitement, telles que l’événement, bruno’s weekly (sur la vie de Greenwich village dans les années 15/20…)…

Notre-Siècle
Scopalto ne propose pas de formule d’abonnement. Pourquoi ?

Laurence Bois
Nous privilégions la transversalité entre les titres. Un même lecteur peut avoir envie de découvrir des sujets autour de Jeff Koons puis quelques jours après envie de lire des sujets de ou autour de Gilles Deleuze.

C’est aussi cela l’objet de scopalto : la découverte.

Soit vous savez exactement que vous souhaitez lire tel numéro de telle revue, soit vous arrivez sur le site en disant j’aimerais lire des articles sur “Patrice Chéreau” et là vous découvrez que des revues aussi différentes qu’Opéra magazine, Exit ou Transfuge ont écrit sur lui.

C’est donc la possibilité d’entrer en lecture par des prismes éditoriaux différents.

Notre-Siècle
Certains opérateurs internet incluent l’accès à des sites de presses en lignes. Comment arrivez-vous à vous démarquer ?

Laurence Bois
Dans le cas de ces opérateurs, il s’agit souvent de lecture de presse quotidienne ou très grand public type Voici… Nous ne sommes pas du tout sur ce type d’offres.

D’ailleurs notre offre est assez sur-mesure.

L’internaute vient sur scopalto, il peut consulter des revues gratuitement et celles qui sont payantes il peut les acheter et les garder dans sa bibliothèque numérique pour y revenir à l’envi.

Nous indexons chaque article de mots-clés ce qui apporte au lecteur l’accès à un moteur de recherche très précis.

Notre-Siècle
Comment sélectionnez-vous les revues proposées sur Scopalto ?

Laurence Bois
A ce jour, nous ne présentons que des revues culturelles qui disposent d’une diffusion « papier » et que nous proposons au format numérique. Nous les sélectionnons en fonction de leur contenu.

Il faut que leur contenu soit riche, avec des articles de fond. Scopalto est né parce que je passais beaucoup de temps dans les librairies à acheter, lire des revues et au bout d’un moment la question de la place s’est posée.

Quelle frustration de devoir se séparer de ses revues…

D’où l’idée de créer un site qui me permettrait d’avoir une bibliothèque en ligne, de pouvoir garder tous mes numéros et de pouvoir être informée dès qu’une nouvelle revue paraît ou qu’un numéro sort sur un de mes sujets de prédilection.

En effet, nous avons un système d’alerte qui permet au lecteur d’être informé quand les sujets qu’il souhaite suivre paraissent.

Notre-Siècle
Quel est votre clientèle ? Sont-ils fidèles et si oui, combien achètent-ils de revue par an ou par mois ?

Laurence Bois
Nous avons un tiers des acheteurs qui reviennent régulièrement.

Notre plateforme est aussi bien ouverte aux achats d’impulsion qu’aux consultations régulières.

Et signe de notre siècle, de nombreux achats proviennent également de pays étrangers.

Nous avons d’ailleurs ouvert le site à des revues étrangères telles que Lucire revue néo-zélandaise de mode, FORM revue suédoise de design, Espace, revue canadienne d’art contemporain…

Notre-Siècle
Face aux réseaux sociaux, aux sites d’information, comment voyez-vous l’avenir de la presse et plus particulièrement de la presse en format dématérialisé ?

Laurence Bois
J’ai créé scopalto en 2010 et ai donc suivi l’évolution des mentalités des éditeurs qui depuis, ont bien perçu que le numérique est un moyen de conquérir des cibles nouvelles, un levier pour toucher un public additionnel.

Nous avons 30% d’acheteurs hors de France, ce qui n’est pas négligeable, et qui constitue un lectorat pas forcément aisé à sensibiliser pour les revues.

Quant aux réseaux sociaux je ne les considère pas comme un concurrent mais plus comme un outil de communication, un axe de développement pour la revue.

Pour la presse qui est encore un secteur à part, la révolution numérique la pousse être innovante, à se challenger, et de ces révolutions naissent souvent de belles innovations.

Note de la rédaction de Notre-Siècle : pour visiter Scopalto, cliquer ICI

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À propos Olivier Kauf

Je suis journaliste, mais aussi et peut-être surtout depuis quelques années, je suis un influenceur. Les internautes rejettent de plus en plus les publicités et recherchent de l’information au travers d’articles présentant de manière objective des produits ou des services. Aujourd’hui, tout le monde a le réflexe, avant d’acheter, de regarder ce que les internautes en disent. En tant qu’influenceur, je serais ravi de présenter vos produits ou services de manière objective et critique, mais positive pour rassurer les internautes qui hésitent avant de vous faire confiance. Je vous propose de publier les articles, que je peux écrire pour vous, soit sur RiskAssur, soit sur Notre-Siècle, en les recommandant à mes abonnés sur les principaux réseaux sociaux : LinkedIn, Viadeo, Tweeter, Google + et Facebook. Je suis à votre écoute pour répondre à vos besoins, vous pouvez me contactez à olivier@notre-siecle.com

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