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Interview exclusive de Karen Patouillet, fondatrice de l’Agence Vingt-Quatre

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Comment vous est venu l’idée de créer Agence 24 ?

Karen Patouillet

La création de l’agence est d’abord née de la nécessité de créer mon propre emploi !

La création d’entreprise est une belle aventure que je ne soupçonnais pas, et je me suis très rapidement prise au jeu.

Le développement de l’agence s’est fait naturellement dans les deux premières années de l’activité ; la première embauche, en décembre 2013, a marqué un vrai tournant dans la structuration et la conception de notre stratégie et la définition de notre positionnement.

Ce qui était vrai à deux l’est encore davantage aujourd’hui que nous sommes huit, mais les enjeux, nos exigences, nos fondamentaux restent les mêmes : chacun des collaborateurs de l’agence aime passionnément son métier et l’exerce passionnément, dans un esprit d’ouverture et d’échange.

Ce sont des points importants pour moi ; que chacun se sente à sa place, écouté, qu’il puisse donner son avis, dire oui, dire non, dire stop – avec moi, c’est nécessaire !

Nous cultivons l’esprit start-up et la parole libre. Ça peut surprendre, mais je tiens précieusement à cet état d’esprit qui fait, d’après moi, l’esprit de notre entreprise, la clé de son développement et de celui de tous les collaborateurs.

Notre-Siècle

Comment vous positionnez-vous par rapport à vos concurents ?

Karen Patouillet

Notre métier, c’est de savoir choisir les bons mots pour en faire un projet communicant.

Si les relations presse et le rédactionnel sont au coeur de notre savoir-faire et constituent l’ADN de l’agence, ils nous conduisent à toucher à l’identité d’un projet, d’une entreprise, d’une institution. Les relations presse ne sont pas qu’un simple point d’entrée dans un dossier ; ils sont un point de départ passionnant.

Dès qu’il est question de médiatiser un projet, on se pose nécessairement toutes les questions qui comptent et qui fâchent.

Et à partir de là, on entre dans le coeur du réacteur. On est nécessairement amené à s’interroger sur la stratégie, sur le positionnement, sur les objectifs à atteindre, sur les bons mots, sur les moins bons, sur la manière dont les retombées vont structurer une image, sur la manière dont les médias sociaux peuvent ou non s’emparer d’un débat…

J’aime ce métier parce qu’il nous permet souvent de surprendre nos interlocuteurs.

Il est la plupart du temps abordé de manière annexe par les clients, de premier abord ; puis très vite, une fois que nous engageons la discussion, on va systématiquement bien plus loin que les interlocuteurs ne l’imaginaient.

On aborde la stratégie, on touche à tous les enjeux communicants. C’est là que tout commence.

Notre-Siècle

Qui sont vos clients ?

Karen Patouillet

Entreprises, groupements, institutions… Nous n’avons volontairement pas de spécialisation.

La richesse des échanges et des sujets nous permet de créer de belles opportunités pour nos clients.

Les relations presse, c’est avant tout une méthodologie fondée sur le travail des messages et sur une passion pour le monde médiatique, l’anticipation de ses attentes, des débats qui occupent l’espace public, pour l’évolution du monde des medias également.

Je ne fais plus du tout le même métier qu’en 2002, pourtant il porte le même nom sur le papier !

A l’époque, nous n’avions ni Twitter ni Instagram, nous envoyions des fax aux rédactions… Inimaginable aujourd’hui !

Notre métier s’est transformé sous l’impact des médias sociaux qui en sont des composantes essentielles.

On ne peut plus imaginer les relations presse sans parler 2.0. Sans quoi on passe à côté de belles opportunités, sans parler des 1001 risques qu’ils peuvent représenter quand on n’anticipe pas leur puissance de relais.

Notre-Siècle

Avec la transformation des supports presse, les réseaux sociaux, … Comment voyez vous l’évolution de votre profession dans les prochaines années ?

Karen Patouillet

Je pense que le métier n’a pas fini de se transformer, bien au contraire.

La presse papier jouera encore, je l’espère vivement, un rôle clé.

C’est en tout cas un souhait personnel ; j’aime l’acte qui consiste à lire un journal et je pense qu’il est irremplaçable.

Pour autant, nous devrons encore et toujours évoluer avec les nouveaux médias, les nouveaux formats vidéos, les nouveaux influenceurs, Snapchat, Périscope…

Mais c’est cela même qui est passionnant ; on ne peut pas anticiper les évolutions, et cette dose d’inconnu est stimulante.

Je vous dirai certainement dans 10 ans que je ne fais plus le même métier qu’il y a 10 ans, et c’est tant mieux !

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À propos Olivier Kauf

Je suis journaliste, mais aussi et peut-être surtout depuis quelques années, je suis un influenceur. Les internautes rejettent de plus en plus les publicités et recherchent de l’information au travers d’articles présentant de manière objective des produits ou des services. Aujourd’hui, tout le monde a le réflexe, avant d’acheter, de regarder ce que les internautes en disent. En tant qu’influenceur, je serais ravi de présenter vos produits ou services de manière objective et critique, mais positive pour rassurer les internautes qui hésitent avant de vous faire confiance. Je vous propose de publier les articles, que je peux écrire pour vous, soit sur RiskAssur, soit sur Notre-Siècle, en les recommandant à mes abonnés sur les principaux réseaux sociaux : LinkedIn, Viadeo, Tweeter, Google + et Facebook. Je suis à votre écoute pour répondre à vos besoins, vous pouvez me contactez à olivier@notre-siecle.com

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