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En Suisse les semences paysannes ont fait leur retour dans l’agriculture

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation, la FAO dont le siège est à Rome, la diversité des cultures s’est réduite des trois quarts au cours du 20èmesiècle et principalement après la seconde guerre mondiale.

Depuis l’agriculture se concentre autour de quelques variétés modernes à haut rendement, adaptés à la mécanisation et aux entrants chimiques, produits par les géants industriels de notre temps, qui en détiennent le monopole, défendu âprement.

Certains groupes, cumulent la production des semences et d’entrants, comme l’américain Monsanto, qui fait depuis quelque temps la une des médias, à cause de son produit phare, le Roundup, un herbicide à base de glyphosate, devenu indispensable en agriculture et classé depuis 2015 probablement cancérogène pour l’homme, par l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS.

Comble de l’ironie, Monsanto vient d’être racheté, à contretemps, par le chimiste Bayer, un miraculé de la défaite allemande de 1945.

Cette agriculture industrielle risque d’être battue en brèche par le retour des « semences paysannes », qu’elle avait réussie à évincer, en son temps.

Ce retour, nous le devons à des agriculteurs suisses, dont les terres se situent sur le bord du lac Leman, le lac de Genève, que la Suisse se partage avec la France.

Ils cultivent des légumes non pas pour être mangés, mais pour leur leurs graines, qui serviront de semences à d’autres agriculteurs, qui pourront les reproduire à leur tour .

Ces pionniers des semences bio se sont lancés dans les années 1980, avec une douzaine de variétés collectées dans les jardins des villageois, les champs et les monastères.

Cette démarche s’est faite à contre-courant de l’industrie semencière, qui protège sa production par des droits de propriété, visant à éliminer les semences de ferme, avec lesquelles un agriculteur ressème un partie de sa récolte sans avoir à en acheter aux industriels .

Les variétés locales, encore peu nombreuses tentent de prendre racine, face à un marche de semencier, de plus en plus concentré .

En France, le Réseau Semences paysannes, né en 2003, fédère une centaine d’organisations qui revendiquent le droit de prendre en main les variétés « à la ferme » et de les faire circuler librement.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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