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Les députés de la génération Macron ne sont pas les godillots d’antan

Les députés membre de la République En marche, la LRM ont la culture d’entreprise, tout en sachant ce qu’ils doivent à leur parti.

Le groupe majoritaire compte dans ses rangs de nombreux cadres, formés à HEC ou à l’Essec et passés par le privé, dont un grand nombre de chefs d’entreprise, séduits par le côté « start-up » d’en Marche.

Ils sont friands d’efficacité et ils reprochent aux responsables politiques de l’ancien monde de s’être perdu dans des batailles idéologiques.

Leur point faible est d’être des techniciens spécialistes, ce qui en fait des technocrates, des gens qui savent tout de rien et, plus leur domaine de connaissances est étroit, plus ils en savent.

Pour commencer, ils s’inspirent du management d’entreprises et ne connaissent rien du fonctionnement des administrations publiques, qui ne sont pas à la recherche du profit mais de la perfection au profit des administrés, s’il y a des dérives, leur souci est de les corriger, je viens d’en avoir un exemple personnel à la poste.

Conscients de cette situation, ils revendiquent une politique de « compétence » où chacun est un expert d’un domaine précis, on n’est pas des pros de la politique mais on sait être pointus sur des domaines techniques observe un ancien cadre d’assurances, dont acte.

L’entrée en masse de ces « élus-experts » à l’Assemblée a des conséquences sur le travail parlementaire, pour eux, leur mission consiste à faire adopter le plus vite possible les textes impulsés par l’exécutif qui leur en saura gré.

Il n’est pas question pour eux d’enrichir les textes du gouvernement sur le fond, au risque de ralentir la procédure.

Ils veulent avant tout mettre en œuvre les promesses d’Emmanuel Macron, quitte à s’effacer, sans être des godillots, mais un godillot, c’est quoi au juste pour eux ?

Cette passivité vient de se manifester à l’occasion du vote du projet de loi d’habilitation permettant au gouvernement de réformer le Code du travail à sa guise, ils ont brillé par leur quasi-mutisme, peut-être faute de connaître le sujet, au point que le président LRM de la commission des lois a pesté contre « un groupe qui dort », inutile de dire qu’ils sont strictement encadrés, il suffit de voir le résultat.

Pour le moment, la balle est dans les mains du gouvernement, mais il n’est pas maître de la rue, qui risque d’avoir le dernier mot, les exemples ne manquent pas.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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