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Brexit et accords avec les autres pays

Avis d’expert de David Collins, Professeur de droit économique international à la City, University of London

Alors que le Royaume-Uni ne sera pas en mesure d’entamer formellement des négociations d’accords de libre-échange (ALE) avec d’autres États jusqu’à ce que la séparation de l’UE soit finalisée, ces discussions auront sans doute lieu de manière informelle avec un certain nombre de nos principaux partenaires économiques dans les mois à venir.

Le déclenchement de l’article 50 dans les délais tels que planifiés cette semaine est un développement positif qui révèle l’empressement du gouvernement britannique à s’engager dans le processus de négociation d’un retrait efficace de l’UE d’une manière qui sert les intérêts des citoyens britanniques ainsi que ceux Dans l’UE-27. Alors que le Royaume-Uni ne sera pas en mesure d’entamer formellement des négociations d’accords de libre-échange (ALE) avec d’autres États jusqu’à ce que la séparation de l’UE soit finalisée, ces discussions auront sans doute lieu de manière informelle avec un certain nombre de nos principaux partenaires économiques dans les mois à venir. En particulier, nous pouvons espérer faire avancer les accords de libre-échange avec les États-Unis (en conjonction avec la visite d’Etat prévue par le président Trump en octobre) ainsi qu’avec nos alliés du Commonwealth, notamment l’Australie et le Canada. Bien sûr, le Royaume-Uni doit d’abord se concentrer sur ses relations commerciales et d’investissement avec l’UE-27, probablement sous la forme d’un ALE, car nous ne serons plus membres de l’Union douanière ni, semble-t-il, du Marché unique. En ce qui concerne le contenu de nos futurs accords de libre-échange, il y a un certain nombre de priorités qui ont émergé.

Tout d’abord, le plus rapidement possible, le Ministère du Commerce international du Royaume-Uni doit poursuivre son travail sur la position du Royaume-Uni au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Compte tenu de la longueur des délais nécessaires pour conclure des accords de libre-échange, le Royaume-Uni doit accepter la possibilité qu’il puisse échanger pendant un certain temps selon les seules règles de l’OMC. Cela impliquera la mise en place d’engagements tarifaires (probablement en phase avec ceux existants grâce au statut de membre de l’UE) ainsi que d’engagements en matière de services spécifiques à l’Accord général sur le commerce des services (AGCS), notamment dans les services financiers. Les questions relatives à notre accès sans droit de douane et aux subventions agricoles devront aussi être réglées. Faire simplement un « couper – coller » des engagements de l’UE dans ces domaines ne sera pas facile.

Le gouvernement britannique doit engager des négociations pour un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’UE dès que cela sera raisonnablement pratique. On peut supposer qu’un tel arrangement impliquera des procédures douanières et sera probablement structuré comme un processus de mise en place progressive, en parallèle de la procédure de négociation au titre de l’article 50. Il est crucial que le gouvernement évite le risque de la perte soudaine du « passeport financier », étant donné l’importance que celui-ci joue dans l’économie britannique. Avec des services qui apparaissent comme le principal centre d’intérêt, l’accord de libre-échange UE-Royaume-Uni devrait tenter de reproduire le droit d’établissement et la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles dont jouissait le Royaume-Uni en tant que membre de l’UE. Le gouvernement devrait essayer d’obtenir un accord le plus proche possible du système actuel de « passeport financier ». “

À propos de la City, University of London

La City, University of London est une université internationale idéalement située en plein cœur de Londres qui s’engage à l’excellence académique et est axée sur le commerce et les professions. Elle fait partie des cinq pour cent des meilleures universités dans le monde selon le Times Higher Education World University Rankings 2013/14 et figure dans le top trente des universités du Royaume-Uni selon le Times Higher Education Table of Tables 2012. Elle est classée dans le top 10 des meilleures universités du Royaume-Uni en ce qui concerne les emplois obtenus par les diplômés universitaires (The Good University Guide 2014) et dans le top 5 en matière de salaires des diplômés en début de carrière (Lloyds Bank).

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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