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Bombe nucléaire : 2 clubs très fermés

L’ONU reconnaît 193 pays, et parmi eux, il y a 2 clubs très fermés des pays qui possèdent l’arme atomique… la bombe A et/ou H (même si la puissance est différente entre A et H, le résultat est terrifiant).

Il y a le premier club, officiel, ceux qui ont le droit d’avoir un arsenal nucléaire, ils font partie des anciens alliés de la Seconde Guerre mondiale : États-Unis, Russie, Grande Bretagne, Chine, France.

Il existe un second club, aussi fermé que le premier, qui ne devrait pas exister, mais qui existe et qui comprend notamment : Inde, Pakistan, Israël et maintenant la Corée du Nord.

Et il y a tous les autres pays, qui regardent et espèrent que ces 2 clubs n’utiliseront jamais ces armes.

Car l’utilisation des armes nucléaires est un risque d’emballement, le pays A lance une bombe, le pays B riposte et ainsi de suite.

Durant la seconde guerre lorsque l’Amérique a lâché 2 bombes (Hiroshima et Nagasaki), il n’existait aucun risque de riposte. C’est l’Amérique qui l’a mise au point la première, ça aurait pu être l’Allemagne Nazi.

Est-ce que le club officiel est plus dans dangereux que le club officieux ?

Depuis la fin de la guerre, il y a eu un risque de conflit nucléaire, en octobre 1962 entre les États-Unis et l’URSS, lorsque le second a placé des missiles à Cuba pointés vers le premier. Donc, entre 2 membres du club officiel !

Que peut-on faire lorsqu’un nouveau pays entre dans le club officieux ?

Rien, absolument… rien.

Leur demander de détruire leur arsenal ne garantie pas le résultat. De plus le pays visé maîtrise la technologie, et pourra fabriquer de nouvelles bombes H et cette fois-ci dans le plus secret.

Il faut agir avant, comme avec l’Iran qui était sur le point de fabriquer des bombes atomiques. Après, c’est trop tard.

Concernant, ce nouvel entrant, la Corée du Nord. Si Kim Jong-un avait simplement déclaré posséder la bombe, personne ne l’aurait cru. D’ailleurs, lors des premiers essais, nombre de commentateurs laissaient entendre qu’il s’agissait de bombes traditionnelles super-puissances.

Aujourd’hui, le doute est levé, la Corée du Nord possède la bombe H et des missiles pour la transporter (dès qu’elle sera suffisamment miniaturisée, mais nul doute que la Corée du Nord y parvienne).

Ce que je n’arrive pas à comprendre est comment, un si petit pays a pu maîtriser aussi rapidement une pareille technologie !

Aujourd’hui, les menaces et sanctions contre la Corée du Nord arrivent un peu tard et ne peuvent que rendre la vie difficile au peuple. Ça n’a aucun sens.

Comme je ne crois pas que Kim Jong-un ait un profil suicidaire, il ne lancera pas de missiles nucléaires le premier. Par contre, comme tous les autres pays ayant « la bombe », il pourrait l’utiliser en cas d’attaque.

Après tout, c’est pour cela que nous avons « la bombe », c’est bien pour dire au reste du monde « attention, nous l’avons et nous pourrions l’utiliser pour nous défendre ! ».

Que Kim Jong-un n’aime pas les Américains, ça c’est clair, c’est évident, il ne s’en cache pas et ses mises en scène de destruction de villes comme Washington sont fréquentes. Et ça doit l’amuser de voir Donald Trump faire du spectacle à chaque essai Nord Coréen.

Il faut admettre qu’il y a un nouvel entrant, pas vraiment sympathique, dans le club officieux des détenteurs de l’arme nucléaire.

Que peut-on faire d’autre ?

Même si, un jour, La Corée du Nord devenait une démocratie, elle continuerait à posséder la bombe H et les missiles qui vont avec.

L’erreur était de mettre au point cet armement il y a des décennies de cela, qui ne peut conduire qu’à la fin du monde en cas de guerre nucléaire. Une guerre sans gagnant, juste des perdants.

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À propos Olivier Kauf

Toujours indépendant, depuis plus de 30 ans, j’ai la chance d’avoir pu remplir de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement), coaching de groupe et individuel.

En intervenant au sein d’entreprises, principalement, des secteurs de l’assurance, de la finance ou encore de cabinets d’actuariat, de conseil en rémunération, d’avocats qui m’ont permis de développer mes compétences professionnelles.

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