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La vénerie relève des vestiges du passé

La vénerie, autrement dit la chasse à courre ne s’improvise pas, elle exige des moyens importants qu’il faut posséder et entretenir, sans parler du folklore et des traditions qui l’entourent.

Il faut aussi avoir accès à un vaste domaine forestier, où des cerfs peuvent se reproduire en toute liberté.

La vénerie traditionnelle n’a rien à voir avec des chasses aux faisans, ou les véritables faisans sont les chasseurs devant lesquels on ouvre des caisses remplies de faisans d’élevage, qui s’envolent, à portée de fusils des chasseurs, qui sont souvent plus nombreux qu’eux.

Ainsi, les faisans tombent du ciel, sous le regard étonné des chiens.

Disons que la vénerie n’a rien à voir ou presque avec cette pratique, car il faut tout de même mettre quelque chose sous les dents des invités, c’est le travail des gardes-chasses et des rabatteurs, car on n’imagine pas toute cette mise en scène sans le sacrifier en fin de course un cerf, aussi majestueux que possible, il faut une mise à mort, comme dans une corrida, sauf ici c’est une œuvre collective.

La chasse à courre n’est pas à la portée de tout le monde, elle suppose un niveau culturel axe sur la conservation des traditions du passé, des relations et beaucoup d’argent, mais aussi des terrains de chasse qui se font de plus en plus rares, ce qui fait que les chasses à courre se concentrent dans la forêt de Compiègne, près de Paris, dans l’Oise, au grand dam de ses habitants.

Aujourd’hui, lorsque l’on parle de la chasse à courre, c’est pour étaler ses derniers avatars, comme celui de l’abattage d’un cerf réfugié dans un pavillon à l’orée de la forêt, en présence des militants entichasses qui font tout pour empêcher la mort de l’anomal.

Tout se passe sous le regard de la gendarmerie et ces évènements sont filmés par le collectif Abolissons la vénerie aujourd’hui, l’AVA.

La France a connu des Présidents de la République chasseurs, tandis que d’autres ne l’étaient pas, mais sans être contre.

On ignore la position d’Emmanuel Macron. Si le service communication de l’Élysée lit cet article, peut-être pourrait-il lui poser la question et nous communiquer la réponse !

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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