Abonnement Photoshop
Hier, vous pouviez acquérir Photoshop (ou Psp, c’est du pareil ou même) une fois payé rubis sur l’ongle son prix prohibitif. Bien sûr, pour profiter des bénéfices des améliorations qui ne manqueraient d’être apportées, vous deviez remettre la main à la poche.
Mais, au moins, vous restiez maître de votre jeu puisque c’était vous le propriétaire.
Vous vouliez l’évolution proposée ?
Vous régliez le montant de la mise à jour correspondante.
Vous ne vouliez pas ? Vous conserviez votre outil de plaisir pour certains, de travail pour tant d’autres. Mais, vous pouviez continuer de faire.
Puis, son éditeur s’est dit qu’il y en avait marre de ce qu’il prenait pour bizarreries le desservant, il décida de reprendre les cartes en mains.
Et la désormais trop sulfureuse proposition d’abonnement survenait devant les yeux ébahis de tous les photographes que la Terre a fait et même ceux qui ne s’en servaient pas.
Et, les prétentions de cet éditeur étaient-elles que les gaulois d’un élan commun se soulevèrent en menaçant des foudres de leur révolte. Alors, le géant ne voulant pas subir le sort de Goliath céda en partie sur le prix.
Comme ce qui l’intéressait était le lien unilatéral avec ses potentiels prisonniers, il proposa une formule Photo à prix bradé.
Pensez, il aurait fallu quelques années pour que la somme ainsi réglée corresponde à celle de l’acte de propriété.
C’était acceptable, le contrat était lancé. Au passage, il faisait un gros pied de nez à ceux qui pirataient le logiciel même si aujourd’hui la possibilité existe encore.
Mais, pour obtenir la dernière version, il faut attendre longtemps, ce qui en ces temps de concurrence a son importance. Mais la vie photographique continuait de voir la roue du futur poursuivre.
Il y a eu un essai timide de revalorisation, mais qui laissait le système encore jouable pour qui a peu de moyens. Avec la venue de l’IA (Intelligence Artificielle s’il en est), tout en douceur au début pour ne pas effrayer les agneaux, tout est bousculé.
En effet, à chaque utilisation, ou presque, notamment lors des fameux prompts, il faut utiliser un crédit obtenu grâce à votre abonnement de locataire de longue durée.
Mais, ce qui n’a pas été lu, car non prévenu et pas vu pas lu, c’est que dépassé ledit crédit, il vous faut passer à la caisse. C’est à dire en fait, que votre abonnement évolue en fonction de l’utilisation du logiciel comme un logement vide où vous devez payer pour y mettre des meubles.
Si hier, comme toujours c’était mieux d’antan, le crédit était largement suffisant puisque les outils se servant de l’IA ne sont pas concernés, il en est différemment avec le Prompt vite écrit, vite réalisé et vite payé.
Car cet exercice, à la longue, vous pompe rapidement ce qui était compris dans votre abonnement. Aussi, les 240 crédits compris (et donc pas gratuits si tout est compris) passent vite et vous vous trouvez au bord du trou. 33,26€/mois pour vous libérer sur une formule – il y en a trois – à 7 000 crédits vous laissera plus de champ libre – le paiement annuel d’un coup revient moins cher 278,30€ soit une réduction de 120€ à l’année, ça se voit.
Ce qui se voit aussi, c’est que l’avenir n’est pas à la baisse… Et, curieusement, un essai de 10 jours gratuit(s) est à l’annonce, hameçon en cours ??
Autre chose pour l’amusement, la CB inscrite expire en janvier 2027.
Vous pensez que ces plus de trois mois vous laissent à vos achats pour quelques temps ? Hé bien, pour celui-ci qui devrait être gratuit sur la période rappelée, c’est pur phantasme.
Pousse au crime pour prendre l’année entière ?
Vous comprendrez que aller plus loin, ce serait aller dans le sens financier de cet éditeur même temporairement. Ah, aussi, rappelez-vous que pour tout acte commercial en ligne, vous pouvez abuser de votre droit à rétractation ; il n’y a pas de cadeau dans ce beau monde de commerces.



