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Un classement qui nous ralenti

machineecrire2702Il y a une famille d’appareils que tout le monde (ou presque) utilise au quotidien, aussi bien dans le cadre de son milieu professionnel que personnel : un ordinateur, une tablette, un smartphone.

Pour utiliser ses appareils, le moyen le plus pratique reste le clavier, qu’il soit physique sur les ordinateurs de bureau ou portable, ou bien qu’il soit virtuel sur les tablettes et les smartphones.

En fonction du pays, l’ordre des lettres n’est pas identique, les Américains ont des claviers « QWERTY » et nous en France des claviers « AZERTY ».

Le nom vient tout simplement, mais vous le savez déjà, des premières lettres du clavier. Ce qui fait, qu’en France, l’un des mots de passe les plus utilisés est : AZERTY !!!

Ne croyez pas que la position des lettres est faite pour nous faciliter la vie et nous permettre de taper le plus vite possible… c’est le contraire.

Les claviers, AZERTY, QWERTY et autres ont été imaginés par le fabricant de machine à écrire Remington.

Les machines à écrire fonctionnent avec des lettres placées au bout de tiges métallique et à chaque frappe d’une lettre, la tige correspondante frappe le papier (au travers d’un ruban encreur) et une lettre est imprimée.

Mais, avant de pouvoir taper la lettre suivante, il faut permettre à la précédente de commencer à revenir. Sinon, les tiges vont s’entrechoquer et se bloquer.

Et pour cela, il faut contraindre l’utilisateur à ne pas taper trop vite.

Comment ?

Chez Remington, ils ont eu l’idée de positionner les lettres de telle sorte que cela ralentisse la frappe. Les plus utiliser, sont les moins pratique d’accès (pour une frappe à 10 doigts, donc très rapide).

En tapant avec 2 doigts (tel que je le fais en ce moment), aucun risque que les lettres d’une machine à écrire puissent se coincer, quel que soit l’ordre des lettres, la vitesse de frappe est trop lente.

La disposition des lettres est fonction de la langue du pays, en positionnant les lettres les moins utilisées au centre du clavier. Pourtant, les lettres du centre du clavier vont être frappées par les 2 doigts les plus agiles et les plus puissants des mains : les index !!!

Et les lettres les plus utilisées, se retrouvent à sur les bords et celles qui sont vraiment les plus utilisées sur le bord gauche (comme la plupart des gens sont droitiers, autant complexifier au maximum). Ainsi la lettre A sera confiée à l’auriculaire de la main gauche (le petit doigt) et le E au majeur de la main gauche (un doigt qui n’est pas très puissant).

Dès l’apparition des machines à écrire à boule (une invention IBM) nous aurions pour voir apparaître des claviers beaucoup plus pratiques, permettant une frappe beaucoup plus rapide.

Il y a eu des tentatives d’autres organisations des claviers, même des claviers avec des formes différentes, où une seule main posée sur le clavier pouvait suffire à la frappe.

Mais nous conservons nos claviers imaginés du temps de la machine à écrire, que ce soit pour les claviers physique des ordinateurs ou virtuels des tablettes et smartphone.

Et je crois, que tant que nous utiliserons nos mains pour communiquer avec ces appareils, nos claviers resteront ce qu’ils sont.

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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