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Risques pervers

Les jeunes sont trop souvent à la recherche de sensations fortes qui parfois peuvent devenir dangereuses.

Tel est le cas du détournement de leur usage des médicaments contenant de la codéine, qui est dérivé de l’opium. Que certains jeunes consomment mélangés à de l’alcool pour obtenir un résultant… détonnant.

Le problème est que la dérive, l’utilisation à trop forte dose peut conduire à la mort.

Face à cela, le gouvernement a réagi. Jusqu’à présent certaines spécialités contenant de la codéine (antalgiques, sirops contre la toux,…) étaient vendues sans ordonnance dans la mesure où elle contenait un dosage minimum de codéine, tous les autres étaient vendus avec ordonnance.

C’était avant

Les jeunes se contentaient de ces spécialités qu’ils pouvaient se procurer dans n’importe quelle pharmacie.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a immédiatement signé un arrêté qui place la codéine, ainsi que 3 autres dérivés morphiniques pour en interdire la vente sans ordonnance.

De prime abord, c’est la bonne décision, on empêche les jeunes de préparer des substances dangereuses, voire mortelles. Il faut protéger les jeunes (et les moins jeunes) malgré eux.

Mais, est-ce vraiment la bonne décision ?

Jusqu’à présent, les jeunes se contentaient spécialités en vente « libre », aujourd’hui il suffit d’une ordonnance. Pas très complexe à obtenir, directement ou par l’entreprise d’un « bon copain », on trouvera toujours un toubib qui fournira le document.

Et maintenant

S’il faut une ordonnance, pourquoi se contenter des anciennes spécialités faiblement dosées en codéine, tant qu’à faire autant se faire prescrire des médicaments plus fortement dosés.

Et c’est là que l’effet va être pervers. Malheureusement, je ne crois pas que les jeunes s’arrêteront pour si peu (se procurer une ordonnance) pour continuer à préparer des mixtures aux risques mortelles. Simplement, ils ne se contenteront plus des anciens médicaments faiblement dosés en codéine, ils se feront prescrire des médicaments fortement dosés.

Il faut toujours réfléchir avant de décider d’une telle interdiction. Et cette interdiction est la fausse bonne idée.

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À propos Olivier Kauf

Je suis journaliste, mais aussi et peut-être surtout depuis quelques années, je suis un influenceur. Les internautes rejettent de plus en plus les publicités et recherchent de l’information au travers d’articles présentant de manière objective des produits ou des services. Aujourd’hui, tout le monde a le réflexe, avant d’acheter, de regarder ce que les internautes en disent. En tant qu’influenceur, je serais ravi de présenter vos produits ou services de manière objective et critique, mais positive pour rassurer les internautes qui hésitent avant de vous faire confiance. Je vous propose de publier les articles, que je peux écrire pour vous, soit sur RiskAssur, soit sur Notre-Siècle, en les recommandant à mes abonnés sur les principaux réseaux sociaux : LinkedIn, Viadeo, Tweeter, Google + et Facebook. Je suis à votre écoute pour répondre à vos besoins, vous pouvez me contactez à olivier@notre-siecle.com

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