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L’industrie automobile essuie en Europe le contre-coup de la crise sanitaire

Déjà très éprouvé par les mesures prises et par celles à venir, pour lutter contre le réchauffement climatique, dont la circulation automobile est en partie responsable, qui s’est traduite par une chute des ventes des voitures neuves en 2019, les constructeurs ont assisté, au début de cette année 2020, à l’accélération de cette dégradation.

Si en 2019 les constructeurs ont maintenu leur chiffre d’affaires, c’est grâce aux rabais consentis, qui ont dégradé leurs résultats.

Ils savent que les voitures à moteur thermique et particulièrement les diesels sont condamnés, ce qui explique le développement de la traction électrique et des voitures hybrides rechargeables, en faisant l’impasse sur le problème des batteries, dont la production et, ultérieurement la déconstruction, est une importante source de pollution et d’émission de gaz à effet de serre, aujourd’hui occultée, mais qui ne pourra pas rester sans solution.

C’est dans ce contexte que le groupe français PSA s’est allié au groupe italo-américain Fiat-Chrysler pour être mieux armé, ensemble à faire face à la crise, alors que Renault, avec son partenaire Nissan, subit les retombées du scandale Carlos Ghosn, tout en étant privé de l’esprit inventif de celui-ci, difficile à remplacer, auquel il doit beaucoup.

Les usines automobiles de l’Occident sont mises, depuis la mi-mars, progressivement en sommeil, dans le cadre du confinement imposé par la lutte contre le Covid-19 et ce des deux côtés de l’Atlantique, sans savoir quand elles pourront repartir et pour répondre à quelle demande.

La crise sanitaire va de pair avec l’effondrement de la demande, qui a fait tanguer l’industrie automobile, or la voiture individuelle ne pourra pas être remplacée de ci-tôt.

Le coup d’arrêt actuel en Europe sera aussi brutal à celui qu’a connu la Chine au mois de février, le premier marché automobile du monde, avec un recul des ventes de près de 80%.

En France, la filière automobile emploi 400 000 personnes, le ministre de l’économie et des finances a déclaré solennellement qu’il n’était pas question de laisser tomber l’un des fleurons de l’industrie françaises, dont la France était l’un des berceaux, en évoquant, si nécessaire, la nationalisation.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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