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Les marchés financiers s’inquiètent à tort des dettes publiques

Les États qui n’arrivent pas à équilibrer leurs budgets et ils ne sont pas nombreux à couvrir leurs dépenses, sont obligés d’emprunter, avec pour résultat de voir leur endettement augmenter, d’année en année.

Ils ne le font pas de gaîté de cœur, car en s’endettant, la charge des intérêts pèse de plus en plus lourde, sauf qu’à être résorbée progressivement par l’inflation, si le taux des emprunts devient négatif.

Ainsi personne n’a intérêt à rembourser ses dettes, même pas les créanciers, qui ne sauraient pas quoi faire de leur argent, si au lieu d’emprunter, les États se mettaient à rembourser leurs dettes.

Comme il y a des échéances à respecter, le principe est simple : « Je te dois 100 euros, tu me prêtes 200, je te rembourse 100, ce qui fait que je te dois désormais, 200 ».

Bien entendu, les taux évoluent en fonction de l’offre et de la demande, ils sont au plus bas si l’argent abonde, comme actuellement, notamment, du fait de l’augmentation du prix du pétrole.

Pensez au souci que doivent se faire en ce moment les gestionnaires du fonds souverain de la Norvège, qui ont à placer les revenus croissants de la vente des hydrocarbures des gisements de la mer du Nord, que contrôle leur pays.

Les ménages et les entreprises sont dans le même état, on les encourage de consommer et d’investir pour gonfler le PIB sur lequel l’État prélève sa dîme.

Alors que la dette française frôle les 100 %, les marchés financiers apprécient les efforts du gouvernement de se diriger, à terme vers l’équilibre budgétaire, alors qu’ils ont dans le collimateur, l’Italie qui malgré un endettement de 130 % de son PIB a décidé à revoir à la baisse ses ambitions de réduction du déficit budgétaire, pour les trois prochaines années.

Les réactions ne se sont pas fait attendre, la Bourse de Milan dévissait et les taux d’intérêt italiens ont enregistré une forte hausse, ce qui rend difficile le traditionnel « va bene » des Italiens.

À Bruxelles, le commissaire européen chargé des affaires économiques, le Français Pierre Moscovici, s’est inquiété d’un budget italien « hors des clous » tout en considérant la dette française de près de 100 % de son PIB comme soutenable, alors qu’elle ne devrait pas dépasser 60 % du PIB, selon les règles européennes.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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