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Les jeunes ressentent la finitude du monde et descendent dans la rue

L’inquiétude sur le climat se manifeste de plus en plus chez les étudiants et les jeunes diplômés et qui finissent par rejoindre les lycéens qui défilent, une fois par semaine, dans les rues, en séchant leurs cours.

Depuis six mois, des marches pour le climat rassemblent des milliers de jeunes, à Paris et dans plusieurs villes d’Europe, certains font grève tous les vendredis pour soutenir cette action, dont certains sociologues étudient les causes.

Ce qui frappe d’abord, c’est l’extrême jeunesse de la majorité des participants, le cœur des manifestations est constitué d’adolescents, issus des milieux urbains plutôt aisés.

Même en France où la mobilisation est plus marquée chez les étudiants, les plus jeunes se mobilisent fortement, avec des premières prises de parole.

Nés à l’aube des années des année 2000, ces jeunes ont connu la jonction des crises économiques et portent un regard particulier au temps présent dont ils sentent la finitude, l’approche de la fin.

Ils ont grandi dans une forme d’incertitude avec ce sentiment d’urgence de la montée des questions écologiques, restées sans réponse.

Après les thématiques sociales et économiques, le malaise est plus existentialiste et porte davantage sur la question de la marche du monde et de l’humanité, qu’ils sentent menacée.

Les jeunes générations savent qu’ils ne peuvent que compter sur leurs capacités de changement, en considérant de ne plus rien avoir à attendre de leurs ainés, c’est une forme d’inversion générationnelle qui est à l’œuvre aujourd’hui, sur les questions climatiques et environnementales.

Dans leur mouvement sur le climat, on retrouve dans nombre de slogans, la dénonciation d’un passé qui grève le futur, le refus d’un héritage marqué à la fois par la dette et le doute, ce qui fait qu’il ne faut pas opposer le mouvement des gilets jaunes à ce mouvement pour, le climat, qui sont deux formes de critiques systémiques, ayant les mêmes racines.

Pendant ce temps la vie continue, les émissions de gaz à effet de serre, loin d’attendre leur pic augment régulièrement et avec elles le réchauffement climatiques dont les conséquences finiront par devenir insupportables dans es zones de plus en plus étendues.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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