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Le péage urbain une pompe à fric qui ne sert à rien

Afin de diminuer la circulation automobile en ville, le gouvernement souhaite autoriser les villes de plus de 100 000 habitants à mettre en place des péages urbains qu’il désigne par « tarifs de congestion » pour déduire à la fois la circulation et la pollution.

Il prend pour modèle Londres, qui perçoit un péage urbain en centre-ville, depuis 15 ans, mais en passant à côté de son objectif premier, car ni circulation, ni la pollution ont baissé.

En France, 80 % des déplacements de courte distance se font en voiture, c’est le cas des personnes qui vivent dans les banlieues des grandes villes et qui doivent, faute de transports de proximité convenables prendre leur voiture pour se rendre au travail ou pour leurs affaires, dans la mesure où ils arrivent à se garer, le problème est le même pour les artisans et les livreurs.

Le petit commerce déserte les centres-villes, faute de clientèle, attirée par les centres commerciaux et les galeries marchandes, en banlieue, plus facile pour elle, à atteindre que les centres-villes.

Pourtant, les centres-villes conservent leur charme, à condition que l’on puisse s’y rendre facilement par des transports en commun.

C’est ainsi que des métropoles commencent par se doter des lignes trams modernes, trop vite abandonnées en France, parce que trop vétustes dans les années soixante et complétées par des lignes de bus, ce qui leur permet d’éliminer la circulation automobile des centres-villes.

L’exemple type est la métropole orléanaise, chef-lieu du Loiret et capitale de la région Centre Val de Loire, traversée par deux lignes de tram.

Des villes comme Dunkerque ont été plus loin, en instaurant la gratuité de leur réseau de transport pour tous, ce qui augmente notablement sa fréquentation.

La région parisienne se dote en ce moment du Réseau Grand Paris, avec des ambitions revues en baisse, pour des raisons budgétaires.

L’argent des automobilistes qui passent obligatoirement par les pompes à essence, coule à flots dans les caisses de l’État et devrait servir, prioritairement à financer les infrastructures qui permettront de se passer de cette importante source de pollution.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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