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Le NON des Grecs et l’avenir de l’Euro

euro0607Le référendum qui s’est déroulé en Grèce, le dimanche 5 juillet 2015, a fait ressortir des urnes un NON à plus de 60 %, c’est donc un résultat sans ambiguïté, même si le taux d’abstention est élevé.

Il est clair que le Premier ministre, Alexis Tsipras, sort renforcé de ce référendum. Mais est-ce pour autant une bonne chose ?

Il peut, maintenant, allez voir les Européens en ayant, la confirmation du peuple grec pour qu’il poursuive sa politique.

Je comprends les Grecs, il y a un moment où trop de rigueurs, trop de baisses des revenus des fonctionnaires, des pensions des retraités, un ralentissement permanent de l’économie, n’est plus supportable et où n’importe quelle autre solution, même la plus curieuse peut sembler préférable à la situation actuelle. C’est un peu comme un malade sur qui les traitements conventionnels ne donnent rien et qui se tourne vers des médecines disons parallèle.

Les gouvernements Grecs successifs, avant d’en arriver là, auraient pu mettre de l’ordre dans leur pays. Ne pas toujours pressuriser les pauvres et les classes moyennes, mais faire payer des impôts aux classes les plus riches : le Clergé et les Armateurs (ce qui pourrait être fait dès à présent).

Aujourd’hui, la Grèce doit plus de 300 milliards d’euros et aurait besoin qu’on lui verse dans les 10 milliards d’euros par an.

A-t-on les moyens de verser à un pays 10 milliards par an que l’on a aucune chance de revoir ? Et a-t-on envie de le faire ?

Même si Alexis Tsipras sort grandit auprès des Grecs après ce référendum, il n’a qu’une très faible marge de manœuvre. Il pourrait pousser la Grèce à sortir de l’euro, et imprimer une monnaie nationale et même décréter que la Grèce ne remboursera pas les 300 milliards.

Faire cela, pourrait déstabiliser la zone euro et il n’a aucun intérêt à pousser à cela.

Personne n’est dupe, une monnaie Grec ne vaudra rien sur le plan international. Juste du papier utilisable sur le plan intérieur, inutilisable pour la moindre importation. Or, La Grèce ne peut absolument pas vivre en autarcie.

Avec une monnaie locale, les seules possibilités de se procurer des devises convertibles (euros, dollars, livres, Yen…) est faire du commerce avec les zones où se trouvent ces devises.

Mais, si ces zones se trouvent entraînées dans une crise économique, l’ensemble des échanges s’en trouveront fortement ralentis. Et la Grèce se retrouvera dans une situation économique intenable, avec trop peu de monnaies convertibles et l’impossibilité d’emprunter pour faire face aux besoins d’importations obligatoires à son fonctionnement (tel que le pétrole).

Et cela, Alexis Tsipras le sait bien. Il est probable que son NON ne lui serve à rien.

Maintenant, vu de la zone euro, la situation n’est pas confortable. Pousser la Grèce à sortir de l’euro n’est pas la solution.

Pour une raison très simple, comment peut-on envisager le fonctionnement d’une devise où des acteurs économiques entrent et sortent ?

D’ailleurs, dans le fonctionnement de l’euro, tout est prévu pour l’entrée de nouveaux membres, mais certainement pas pour la sortie de membres.

Les monnaies ne sont plus basées sur un étalon, comme l’or, elles ne sont basées que sur la confiance.

Or, comment un pays de la zone euro pourrait emprunter, si en face le préteur n’a pas certitude que le pays restera bien dans la zone euro. Si la Grèce, demain, sort de l’euro, même si Alexis Tsipras n’annonce pas faire un trait sur les plus de 300 milliards d’euros de dettes, personne ne sera dupe. Si la Grèce ne pouvait pas rembourser en étant dans l’euro, elle le pourrait encore moins en étant hors de l’euros.

Aujourd’hui, tous les dirigeants de la zone euro, le savent bien, le fonctionnement de l’euro ne peut pas permettre à chaque membre de sortir comment bon lui semble. Il faut des conditions strictes pour y entrer, mais cette entrée est billet de sortie !

Maintenant, soyons clairs, même si la sortie n’est pas prévue. Personne ne pourra empêcher la sortie de l’euro de la Grèce.

Cette sortie pourrait créer une perte de confiance dans l’euro et conduire à plus ou moins brève échéance à la fin de notre monnaie unique.

Et cela personne n’y a intérêt, ni nous les membres de la zone euro, ni le reste du monde, ni la Grèce !

(sondage : Peut-on envisager une monnaie unique ou des membres entrent et sortent ?)

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À propos Olivier Kauf

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