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Le gouvernement est favorable à une dégressivité des allocations versées aux chômeurs

Le régime d’assurances chômage, qui concerne les salariés du secteur privé, est géré et financé par les partenaires sociaux, dans le cadre de l’UNEDIC, sous le regard attentif des pouvoirs publics, qui ne participent pas à son financement, tout en cherchant à orienter leurs décisions.

L’État risque de devoir se substituer à eux, s’ils faisaient défaut, ce qui n’est pas à exclure, compte tenu de son endettement et de la promesse électorale d’Emmanuel Macron, d’étendre l’assurance chômage à d’autres catégories sociales, que les salariés du secteur privé, qui ne relèveront pas de l’UNEDIC.

Alors qu’une réforme de l’assurance chômage par les partenaires sociaux est en cours de négociation, pour faire l’objet, avant la fin de l’année, d’une nouvelle convention à faire approuver par l’État, le Premier ministre vient de confirmer que la dégressivité des allocations est, pour lui, une option à prendre en considération, à cette occasion.

Il a dit publiquement :

« Je pense que pour ceux qui ont une très forte employabilité, qui ont des salaires qui sont très élevés, créer une forme de dégressivité de l’assurance chômage, peu avoir du sens ».

Et c’est, en tout cas, la possibilité de diminuer les charges de l’assurance chômage en diminuant les allocations versées aux chômeurs les plus « riches » on sait ce que cela veut dire pour le gouvernement, avec pour objectif d’économiser entre trois et quatre milliards d’euros en trois ans.

Peu appréciée par les syndicats, cette réforme vise à modifier les règles pour inciter les demandeurs d’emploi à retrouver un emploi et lutter contre la précarité que, au contraire, la dégressivité des allocations, ne peut qu’augmenter, au détriment, de ceux qui ne trouvent pas d’emploi, même après avoir traversé la rue.

Par ailleurs, le gouvernement voudrait introduire dans la réforme un bonus-malus pour les entreprises, sur les cotisations patronales, pour limiter les contrats courts, une mesure à laquelle le patronat est opposé et à laquelle il a recours, en fonction de son carnet de commandes.

Alors que la ministre du travail, Muriel Pénicaud avait fait savoir que ce n’est pas au gouvernement de dire les solutions, mais aux partenaires sociaux de définir s’ils veulent la dégressivité ou non, Édouard Philippe, le Premier ministre a mis les pieds dans le plat, en donnant son avis.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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