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Le bitcoin une monnaie sans garantie fête ses dix ans

Le temps des «monnaies or » ou chaque banque central émettait des billets en fonction de son stock d’or est révolu depuis longtemps.

Chaque billet représentait un certain poids en or, contre lequel il pouvait être échangé sur simple demande, mais à cette époque, il y avait d’autres moyens d’échange et on pratiquait le paiement en pièce d’or et d’argent, car les billets émis par les banques n’inspirent pas confiance.

Actuellement, les transactions internationales se font exclusivement avec des monnaies convertibles, cotées sur les places financières, principalement le dollar américain et l’euro, qui ne sont pas les seules monnaies convertibles, il y a en autre comme le Franc suisse, pour certains une monnaie de refuge ou encore la monnaie japonaise, qui reposent sur la puissance économique du pays émetteur.

Le dollar américain repose sur la puissance économique des États confédérés et l’Euro sur celle des membres de l’Eurogroupe, des pays dont certains, isolés ne pèseraient pas grand-chose sur les marchés financiers.

En lisant ces quelques lignes, on comprendra qu’emmètre de la monnaie, frapper de la monnaie, comme on disait dans l’ancien temps, est un signe de puissance, qui fait rêver, que tous les États souverains pratiquent, dès qu’ils le peuvent, émettant de la monnaie réservée à l’usage interne, dont l’exportation est interdite, car sans valeur ailleurs.

Ainsi on voit apparaître et disparaitre des monnaies « privées » généralement locales, qui circulent, acceptées par des commerçants d’un quartier, celui qui les accepte ne risque pas grand-chose, à condition de pouvoir les faire circuler.

C’est dans ce contexte qu’est apparue sur le site Internet HoweyCoins com, en 2008, une mystérieuse « cryptomonnaie », développée autour d’une technologie mise au point par son créateur, sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto, réservant le nom de domaine « bitcoin.org ».

En écosystème de start-up s’est développé tout autour de cette invention, attirant des investisseurs qui manifestement n’ont pas un usage précis de leur argent, ce qui explique que la capitalisation du bitcoin atteignait 109 milliards d’euros en juin derniers et une seconde cryptomonnaie atteignait 50 milliards d’euros.

Réservé d’abord à quelques initiés, il a peu à peu fait son entrée dans la finance, avant de toucher le grand public.

Il ne faut pas comprendre le fonctionnement de cette monnaie qui ne répond à aucun actif et qui est émise en fonction de la demande, tout en affichant un cours volatile, comme une véritable monnaie, en passant par des hauts et des bas, qui permettent aux investisseurs de réaliser des bénéfices, en profitant des variations de cours.

Le bitcoin risque de s’effondrer, le jour où les gros investisseurs trouveront un placement plus rentable et voudront liquider leur position.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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