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L’assurance vie en euros ne peut plus garantir ni le capital, ni la rentabilité

La raison de cette situation est la chute des taux des emprunts émis par les Etats pour financer leurs déficits ; qui profite surtout aux Etats surendettés mais qui entraine une dépréciation mécanique des valeurs qui servent de garantie aux assureurs, y compris celles représentatives de leurs fonds propres.

La chute des rendements des fonds en euros va s’accélérer au fur et à mesure de l’arrivée à échéance des anciens emprunts détenus par les assureurs et de l’épuisement des réserves représentative des résultats bénéficiaires non distribués aux assurés, ce qui toutefois ne diminue pas l’intérêt de l’assurance vie pour ses souscripteurs, qui a fait son succès

Celui-ci réside d’abord dans le statut juridique de l’assurance vie qui permet de léguer en cas des décès, le capital assuré, hors succession, à une personne de son choix, avec toutefois, en cas d’abus, un risque de contestation de la part des héritiers réservataires lésés.

Le second avantage est d’ordre fiscal, les retraits effectués au bout de 8 ans par l’assuré lui-même, bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple, taxés à 25% au-delà, mais calculée uniquement sur les plus-values et non pas sur le capital.

En cas de décès, le conjoint bénéficiaire ou le partenaire d’un pacs, demeure exonéré d’imposition, tandis que les autres bénéficiaires bénéficient d’une franchise de 152 500 euros avec au-delà un prélèvement de 20 %, puis de 31,25 % au-delà 852 500 euros.

Pour bénéficier de ces avantages, les épargnants, ont la possibilité de souscrire des contrats exprimés en euros ou, en acceptants les risques de la bourse des contrats d’assurances vie en unités de compte, placés en actions, à leurs risques et périls.

Certains assureurs, à court de fonds propres, ont des moyens limités d’émettre des contrats en euros, et orientent les clients vers des contrats en unités de comptes, qui sont plutôt des placements à moyen et à long terme qu’à court terme.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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