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La guerre des prix dans l’agroalimentaire vient d’être canalisée

Alors que dans cette chaîne il y a quatre acteurs, les producteurs de matières premières, les industriels qui les transforment, les distributeurs qui contrôlent les points de vente et les consommateurs, il n’y a que les industriels et les distributeurs qui décident et qui finissent toujours par se mettre d’accord, sur le dos de ceux qui sont en bout de chaîne, en amont et en aval.

Les deux acteurs qui fixent les prix se rencontrent chaque année, à partir du 1er novembre et cette année leur rendez-vous a été retardé en attendant les premiers résultats des Etats généraux de l’alimentation initiés par le président Emmanuel Macron, qui n’ont rien donné de tangible jusqu’à présent.

Dans ce contexte, ils se sont donnés rendez-vous le 14 novembre, pour signer une charte d’engagement dite consensuelle, qui encadrera les négociations commerciales entre eux, après un premier désaccord sur le prix du beurre, qui a conduit à en vider temporairement les rayons des grandes surfaces.

Le texte qui a obtenu l’accord des syndicats agricoles, de la coopérative agricole, des représentants de l’industrie agroalimentaire et de la distribution, ignore les consommateurs et pour cause, il insiste sur les effets négatifs des dérives de la guerre des prix, qui leur profitent généralement.

Les signataires se disent prêts à promouvoir une contractualisation fondée sur la construction des prix à partir de l’amont, c’est-à-dire le coût des produits agricoles, ce qui risque de coûter cher aux consommateurs.

En effet, si ce principe est respecté, l’industrie de transformation et la distribution y ajouteront leurs pourcentages respectifs et le consommateur est censé régler l’addition.

Seulement, il y a les possibilités d’importation, si les prix des produits agricoles Français s’emballent, ce qui a de grandes chances de se produire, ils ne trouveront plus preneurs, ce qui risque de donner une tournure au marché que les grands prêtres de l’accord qui vient d’être conclu n’ont pas, forcément prévu.

Il risque d’y avoir des déçus.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , “Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend ”  en ajoutant ” à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit “

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