Réflexions

Fini l’hypocrisie du Japon qui reprend la chasse à la baleine

est grand temps que cette situation, régulièrement à l’origine de véritables batailles navales, prenne fin, le Japon n’a jamais cessé de chasser ou de pêcher la baleine dans l’Antarctique, sous des prétextes scientifiques, comme s’il fallait tuer, au nom de la recherche, plus de 300 baleines par an.

Malgré le moratoire de 1986, ses baleinières, des navires-usines subventionnés par le gouvernement, ont tué durant des années, des milliers de baleines en toute illégalité, au point d’être condamné par la Cour internationale de justice, tribunal onusien, qui reprochait au Japon de maquiller une activité commerciale en programme de recherche scientifique.

L’annonce officielle par le gouvernement en sera faite probablement le 1erjanvier 2019 avec effet au 30 juin prochain, avec le retrait du Japon de la Commission baleinière internationale, la CBI, selon une communication du gouvernement faite aux parlementaires.

La réaction de la branche nippone de Greenpeace a été immédiate, en qualifiant la décision de « grave erreur en décalage avec le reste du monde » en appelant le gouvernement a revenir dessus, bien que le Japon, dans ce domaine, ne respecte pas, depuis le moratoire le droit international, mais c’est aussi le cas de la Norvège et de l’Islande.

Sa décision est le résultat du fossé grandissant avec le CBI, le Japon avait demandé lors de la dernière réunion en septembre, une nouvelle fois, de pouvoir reprendre la chasse commerciale, mais en vain.

Le Japon invoque une longue tradition pour justifier sa volonté de maintenir cette pratique, portant, avant le moratoire sur une consommation de 2,3 kg de viande de baleine, par personne, par an.

Après la guerre, la viande de baleine était servie dans les cantines des écoles pour compenser le déficit de protéines, alors qu’aujourd’hui, la consommation moyenne des Japonais est tombée à quelques dizaines de grammes par an et par personne.

Cependant, la chasse à la baleine est un sujet de fierté nationale et ses plus fervents défenseurs voient dans sa critique une manœuvre des Occidentaux contre le Japon.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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