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Évolution constante de la manière de noter à l’école

note1909Toutes les générations d’écoliers connaissent durant leur scolarité des évolutions du système d’enseignement, chaque ministre de l’éducation nationale voulant marquer de son nom une loi.

Je vais parler des évolutions que j’ai connues, mais chacun aura forcément moult souvenir des évolutions et changements et changements de son temps.

Je suis né en 1959, et j’ai appris à lire et à écrire avec la méthode du B – A – BA, on écrivait avec des plumes sergent-majors (donc avec des encriers, des buvards pour faire sécher plus vite et on s’en mettait plein les doigts).

Il n’y avait pas de calculettes, il fallait apprendre à faire des additions, des soustractions, des multiplications et des divisions (avec la preuve par 9 pour vérifier que c’était juste), le tout sur une ardoise ou un cahier.

J’ai aussi connu, l’arrivée (et le départ) des math modernes avec les diagrammes de Carole et autres machins.

L’école n’était pas mixte, les filles avec les filles et les garçons avec les garçons, j’ai connu la mixité seulement en troisième.

Mais, revenons aux notes, aujourd’hui, la Ministre de l’éducation, Najat Valaud-Belkacem, veut modifier la manière d’évaluer les enfants.

À l’écouter, à lire la presse (papier ou internet c’est la même chose), à entendre les gens, on a l’impression d’un grand bouleversement.

Mais, tout le monde à connu de nombreux changements de la manière d’être noté.

De mon temps, puisque j’ai dit que je parlais de moi, mais pour vous c’est pareil, peut-être dans un ordre différent, j’ai connu diverses manières d’être noté.

À l’école primaire, j’ai connu la notation de 0 à 10, avec des bons points et la possibilité de se retrouver au tableau d’honneur (affiché dans le hall de l’école) pour les meilleurs (il paraît que j’y étais toujours).

Puis, à partir de la sixième, outre le changement de ne plus avoir un instituteur, on a un professeur par matière, j’ai connu 2 notations.

De la sixième à la troisième, nous étions notés de 0 à 20.

Puis, j’ai connu durant 1 ou 2 années, je ne me souviens plus, la notation en lettres de A à F. À étant la meilleure note et F la moins bonne, avec des déclinaisons (par exemple B + ou B-, je vous laisse deviner la signification de du + et du -).

Puis, passage à nouveau sur une grille de 0 à 20.

J’ai enseigné quelques années, l’informatique, dans un lycée. La notation de 0 à 20 (c’était la norme dans ce lycée) est pratique, elle apporte une finesse que ne permet pas une notation de 0 à 10 et encore moins de 1 à 5.

On note en fonction de la copie que l’on corrige, mais aussi de manière globale au niveau de la classe. Même dans des matières techniques, il y peut y avoir une petite différence entre 2 réponses justes, et la notation sur 20 permet d’en tenir compte. Même avec la notation sur 20, on est amené à donner encore plus de finesse avec les 1/2 point, ce qui donne une grille de notation qui est juste.

L’élève qui obtient un 12 à une interro, ce n’est pas identique à celui qui obtient un 13. Mais avec la notation de 1 à 5, nous perdons cette approche (3 sur 5, c’est 10 sur 20, mais la note juste ne dessous 2 sur 5 c’est 8 sur 20 et au dessus 4 sur 5 c’est 16 sur 20. On entre dans le flou artistique). Par ailleurs, c’est plus complexe pour le prof et difficile à comprendre pour l’élève.

Enfin, si je suis élève, j’ai eu 12 à une interro, il est réaliste de passer à 13, puis à 14 sur les prochaines interros. Mais, si j’ai eu 3 sur 5, passer à 4 sur 5 c’est un gouffre à franchir, qui peut être démotivant.

Ayant connu, les notations de 0 à 10, de 0 à 20 et de A à F, personnellement la meilleure notation reste de 0 à 20.

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À propos Olivier Kauf

Toujours indépendant, depuis plus de 30 ans, j’ai la chance d’avoir pu remplir de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement), coaching de groupe et individuel. En intervenant au sein d’entreprises, principalement, des secteurs de l’assurance, de la finance ou encore de cabinets d’actuariat, de conseil en rémunération, d’avocats qui m’ont permis de développer mes compétences professionnelles. Tout en restant consultant (si vous avez besoin d’un regard extérieur sur un projet, un problème, un questionnement, un audit ou tout autre,…), il y a une dizaine d’années j’ai découvert l’écriture … journalistique (avec https://notre-siecle.com et https://www.riskassur-hebdo.com). Ces 2 sites ont une fréquentation sérieuses (en nombre et en qualité), cela peut être intéressant à utiliser pour du référencement naturel (SEO). N’éhsitez pas à me contacter pour en savoir pour en parler.

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