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Et si petites c’était plus viable que grandes ?

Le 11 mai 2020 a marqué le début, progressif, du déconfinement en France. Si certains craignaient une reprise de la pandémie de SARS-CoV-2, il n’en est rien.

Bien entendu, quelques clusters, quelques groupes de personnes qui se contaminent, mais plus de propagation à l’échelle nationale.

Probablement grâce aux mesures barrières, qui sont suffisamment respectées pour éviter une propagation du coronavirus, par ailleurs il est peut-être moins présent, le confinement ayant aidé à son éradication.

Si la crise sanitaire commence à s’éloigner, ne crions pas victoire trop rapidement, elle a provoqué une crise économique sans précédent, même si la chute du PIB est un peu moins importante qu’évaluer durant le confinement.

Les dirigeants des petites entreprises, de commerces qui sont dû baisser le rideau par décision administrative durant le confinement, vont probablement mieux s’en sortir que les plus grandes.

Les besoins en capitaux d’un petit commerce n’ont rien à voir avec une grande entreprise.

Citons, au hasard, Renault qui était, il n’y a pas si longtemps, une entreprise fleurissante, est au bord du gouffre et parle de licencier des milliers de salariés, sans parler des licenciements indirects chez de nombreux sous-traitant.

Chute totale des ventes de voitures durant le confinement et autres priorités que d’acheter une nouvelle voiture à la sortie du confinement. Il faudra du temps pour que la clientèle revienne. Et ce temps, coûte pour une grande entreprise comme Renault une véritable fortune.

Pour un petit commerce, même s’il y eu 2 mois de perte total du chiffre d’affaires, les aides municipalités vont couvrir une petite partie du manque à gagner (nous restons sur des montant raisonnables). Mais, surtout avec la réouverture, même avec les contraintes des mesures barrières, les ventes reprennent et le chiffre d’affaire minimum pour couvrir les frais peut être atteint facilement. La période ne sera pas prospère, mais l’entreprise ne sera pas au bord du gouffre et pourra s’adapter au fur et à mesure.

C’est un peu comme un bateau, un petit canot pourra facilement manœuvrer, éviter les obstacles, tandis qu’un paquebot suivra sa route et ne pourra pas manœuvrer (Le Titanic face à un iceberg n’a pas pu l’éviter, un canot l’aurait contourné).

Économiquement, il est de même dans le monde des entreprises. Face à un obstacle, cette crise économique sans précédent, il vaut mieux être une petite entreprise qu’une grande.

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Olivier Kauf

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