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Équilibre du régime de retraite en Allemagne

Les Allemands pour équilibrer leur régime de retraite doivent toucher à ses paramètres.

La banque fédérale, la Bundesbank vient de publier un rapport qui donne le choix entre hausse des cotisations, baisse des pensions, en laissant pointer le spectre de la retraite à 70 ans.

Il faut croire que leur situation démographique, est plus difficile que la nôtre, car leur dernière réforme, qui remonte à 2012 prévoit un relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans, à raison d’un ou de deux mois par an et ce jusqu’à 2031.

Aujourd’hui, pour de nombreux experts, cela ne suffira pas pour faire face au vieillissement de la population et à l’inexorable déclin du nombre d’actifs.

C’est dans ce contexte que la Bundesbank vient de relancer la discussion dans son rapport publié le 21 octobre, de porter à terme l’âge légal de départ à la retraite à 69 ans et quatre mois, le future âge d’équilibre.

Cette prévision tient compte de l’évolution démographique future qui constitue une menace pour le financement des retraites au rythme de départ actuel, si l’espérance de vie continue d’augmenter, ce qui est loin d’être assuré, avec le réchauffement climatique.

Par contre, ce qui est certain est que les classes nombreuses du baby-boom, arriveront à la retraite au milieu des années 2020, ce qui fait que la Bundesbank suggère de combiner plusieurs mesures peu populaires, comme une hausse des cotisations salariales et des subventions publiques par l’impôt, mais aussi une diminution des pensions des futurs retraités.

Cependant, le problème essentiel est celui que nous connaissons en France, c’est la place des séniors sur le marché du travail, car, pour bénéficier d’une retraite à taux plein, il faudrait pouvoir cotiser au moins jusqu’à 69 ans., selon les paramètres actuels, en vigueur en Allemagne.

Ce rapport a immédiatement provoqué des réactions épidermiques, avant qu’il ne s’intègre dans des projets gouvernementaux.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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