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Droit à l’oubli … un aspirine pour cacher une maladie

Internet website networkDepuis des semaines, nous entendons parler du droit à l’oubli sur internet, du manque de diligence des moteurs de recherches de supprimer des informations qu’ils ont indexées.

Est-ce grave ?

De prime abord, oui ! Bien entendu lorsque que Google, Yahoo, ou d’autres refusent dans la majorité des cas d’appliquer ce droit à l’oubli, ce n’est pas correct.

Mais, dans la réalité, le droit à l’oubli, c’est simplement un cachet d’aspirine, un aspartame, un ibuprofène pour calmer une douleur sans soigner la maladie.

Car retirer un lien se trouvant sur Google, Yahoo, Bing ou autre, ne supprimera pas le texte, la photo ou la vidéo d’origine qui pose problème.

Bien entendu, le moteur de recherche ne réindexera pas cette page, mais si elle réapparaît légèrement différente, alors ces moteurs de recherche indexeront la page, sans faire le lien avec la page d’origine.

Par ailleurs, si la page d’origine a eu une bonne audience, même avec son lien effacé, elle continuera à prospérer.

Il n’y a pas que les moteurs de recherche qui permettent à un site, à une page d’être connu.

Les internautes communiquent de plus en plus sur les réseaux sociaux ou les blogs. Qui n’a pas déjà recommandé, tel article, telle photo, telle vidéo, tel site à ses « amis » sur Facebook, Viadeo, LinkedIn, Twitter, …. Et là, point de droit à l’oubli se sont des humains qui conseillent d’autre humains.

Donc, je suis persuadé que le droit à l’oubli n’est qu’un écran de fumée.

Si nous voulons effacer quelque chose d’internet, il n’existe qu’une seule et unique solution, se débrouiller pour la page d’origine soit effacée (en espérant qu’elle n’a pas été dupliqué sur d’autres sites).

Rapidement, les moteurs de recherche, type Google et autre, qui passent leur temps à balayer internet, effacent automatiquement les liens « morts » qu’ils ont dans leurs index. Simplement , pendant quelques jours (au pire quelques semaines) après la suppression d’une page, il reste une copie « en cache » encore accessible sur les moteurs de recherches.

Faire une demande d’oubli aux moteurs de recherche, pourquoi pas, mais il ne faut pas perdre trop de temps à cela. Il faut s’attaquer à la maladie elle même, c’est à dire à l’information d’origine que l’on ne veut plus voir. Et insister, auprès du site qui héberge cette information pour qu’elle soit … effacer.

C’est la seule solution, on ne soigne pas une maladie avec un comprimé d’aspirine, on cache la douleur . . . c’est tout.

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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