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Comment conseiller (ou coacher pour faire moderne) ?

echec3006Je me suis demandé comment pouvait-on conseiller quelqu’un face à des questions, qui peuvent sembler simples, mais qui peuvent avoir des conséquences importantes sur la suite de leur histoire ou de leur vie.

Je ne veux pas parler des coachs qui sont en fin de compte des moniteurs ou des professeurs. On parle, souvent, de coach sportif, pour moi se snt des moniteurs de sports. Je veux parler du vrai coach qui est un conseiller face à une situation délicate à gérer.

Depuis plus d’un ¼ de siècle, je ne sais pas pourquoi, les gens (proches ou pas) me demandent de les conseiller dans des domaines professionnels ou personnels.

Peut-être ai-je cette capacité à écouter, en termes modernes à être empathique ? Mais je ne crois pas que cela soit suffisant.

Que ce soit dans le domaine professionnel ou privé, je me suis retrouvé, par le plus grand des hasards à faire, comme on le dit en termes du XXIème siècle, du « coaching » (je n’aime pas ces expressions anglo-saxonnes, alors que nous avons la chance de parler le français, une langue très riche).

Au siècle dernier, j’ai commencé à conseiller, dans le cadre professionnel, à faire du coaching sans savoir, un peu comme M. Jourdain (de Bourgeois Gentilhomme de Molière) qui parlait en prose… sans le savoir non plus.

Je me souviens, dans le cadre professionnel, c’était chez un de mes clients de l’époque. Comme j’étais connu pour avoir la patience d’écouter, le patron de la boîte m’avait demandé de discuter avec de ces collaborateurs qui avait des problèmes relationnels avec ses collègues. J’y ai été à reculons, je n’avais même pas trente et ce monsieur en avait plus de 50 !

Je me suis rendu compte que la principale chose n’est pas de parler, de conseiller, mais d’écouter.

Au fil des décennies, je me suis aperçu, qu’il n’y avait jamais deux cas identiques, qu’il n’était pas possible de plaquer des méthodes toutes faites. Chaque situation est unique. Mais avec les années qui passent, on comprend mieux comment écouter, comment guider celui qui demande un conseil, une idée.

Car le coaching, n’est pas seulement de conseiller face à un conflit entre collaborateurs dans une entreprise, un changement d’orientation professionnelle, le choix d’une formation, l’envie de déménager (sans oser),…. Ce peut être – également – d’aider à concrétiser une idée qui n’arrive pas à prendre forme (d’aider la direction d’une entreprise à… réfléchir – le point de vue extérieur).

Mais, il faut faire attention, souvent l’attente de l’autre ne correspond à pas à vos propres convictions.

La capacité du coach est de se mettre à la place de la personne (ou du groupe de personnes) à conseiller.

Imaginons une situation. J’ai une mission de conseils (peu importe le domaine) et l’un des collaborateurs de l’entreprise vient me voir et m’explique qu’il a des griefs contre son supérieur hiérarchique, qu’il veut le lui dire, mais qu’il ne sait pas comment. Et que la situation ne peut plus durer.

C’est un exemple fictif, beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense.

Que conseiller ? La responsabilité est très grande.

Dire à la personne de ne rien faire, est une manière d’éluder le sujet mais pas de le traiter.

Il faut, guider la personne, il ne faut formaliser ce qu’elle va dire et comment à son supérieur, car se sont ses propres mots qui doivent être utilisées. On ne peut pas s’approprier le message d’un autre et le message ne passera pas.

Mais, il ne faut pas laisser formaliser n’importe quoi, n’importe comment ?

Toute la difficulté est de conseiller une personne que l’on ne connaît pas ou pas bien. Où d’aider une entreprise à réfléchir dans un domaien d’activité que l’on n’aime pas .

En fin de compte, il faut se mettre, très simplement, dans la position du catalyseur, le petit coup de pouce qui va permettre à une situation de se débloquer, de passer le cap, d’oser quelque chose ou de renoncer.

Que faire face à un « ras-le-bol de cette entreprise, que penses-tu à la lettre de démission que je vais déposer sur le bureau du DRH ? »

La première réaction serait de dire, sans réfléchir, « ne fait pas cela ». Mais, ce « ras-le-bol » est peut-être une volonté mûrement réfléchie, ce n’est pas un coup de tête.

Et là, tout l’art de l’écoute, du coaching et de le comprendre pour conseiller raisonnablement.

Par contre, la dernière chose à faire et de ne pas écouter et de dire un « fais ce que tu veux ». Ce que je ne fais jamais, sauf comme un test, pour voir la réaction en face de moi et puis… j’écoute.

Un conseil, si l’écoute n’est pas votre « truc » ou si vous êtes face à une question à laquelle vous ne pouvez pas ou ne voulez pas répondre, plutôt que d’envoyer la personne au diable, dites-lui, simplement, que vous n’avez pas de réponse !

Et si vous avez besoin d‘un conseil, je peux peut-être vous aider !

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À propos Olivier Kauf

Toujours indépendant, depuis plus de 30 ans, j’ai la chance d’avoir pu remplir de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement), coaching de groupe et individuel. En intervenant au sein d’entreprises, principalement, des secteurs de l’assurance, de la finance ou encore de cabinets d’actuariat, de conseil en rémunération, d’avocats qui m’ont permis de développer mes compétences professionnelles. Tout en restant consultant (si vous avez besoin d’un regard extérieur sur un projet, un problème, un questionnement, un audit ou tout autre,…), il y a une dizaine d’années j’ai découvert l’écriture … journalistique (avec https://notre-siecle.com et https://www.riskassur-hebdo.com). Ces 2 sites ont une fréquentation sérieuses (en nombre et en qualité), cela peut être intéressant à utiliser pour du référencement naturel (SEO). N’éhsitez pas à me contacter pour en savoir pour en parler.

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