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Ce n’est pas la fin des grosses cylindrées mais elles couteront plus cher

Quand on connait le prix sortie usine des voitures haut de gamme, la hausse des taxes et le malus qui les frappes de plus en plus fort, ne devrait pas détourner les amateurs qui ont les moyens de se les payer, sauf une prise de conscience de leur contribution au réchauffement climatique.

En France, le super malus écologique est passé de 10 500 euros à 20 000 euros et en mars, le mois prochain, sortira une nouvelle grille, basée sur un calcul plus sévère de émissions de CO2.

Cette nouvelle grille devrait concerner, selon les dernières estimations, 56 % des voitures neuve dont les ventes sont attendues en baisse, en 2020 .

Le malus débutera désormais à 110 g de CO2 au kilomètre, contre 117 g actuellement.

En France, le supermalus a concerné, en 2019, 13 755 véhicules, soit 0,6 % du total des véhicules immatriculées dans l’année écoulée.

Pour limiter la fabrication et la mise en circulation de ces grosses cylindrées, la règlementation européenne impose à chaque constructeur de réduire cette année la moyenne de ses émissions sous peine d’une forte amende, qui se répercutera sur les prix.

Ceci fait dire, avec un zeste d’amertume au responsable du marketing de l’une des marques visées « Il va falloir assumer de conduire une belle voiture, on passe du statut de riche à celui de super-riches » ce qui est en soi une belle promotion sociale.

Les voitures de sa marque, 500 vendues en France en 2019, ne coutent que 100 000 euros !

Dans ce contexte, toutes les marques, avec des voitures à ce niveau de prix anticipent un recul des ventes, en sachant que certains de leurs modèles ne sont plus du tout vendables.

Par contre, le gotha du luxe automobile observe ces grandes manoeuvres avec un certain détachement, convaincu que ce « coup de bambou » ne devrait pas nuire à ses modèles ; accessibles à un tarif stratosphérique, frisant les 2 millions d’euros l’unité.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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