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Bilal Hassani, au lieu d’un rêve, vit un cauchemar éveillé

Le concours de l’Eurovision, un programme que beaucoup trouvent ringard, attire beaucoup de téléspectateurs chaque année.

La France l’a gagné à 5 reprises, en 1958, 1960, 1962, 1969 et 1977, depuis plus rien.

Cette année, des jurés « professionnels » et le public ont désigné – parmi les candidats en lices – un youtubeur célèbre (dont je n’avais jamais entendu parler) : Bilal Hassani.

Cette nomination pour représenter la France au prochain Eurovision, qui se déroulera en Israël (le pays qui a gagné l’an dernier. Le pays vainqueur organise le concours l’année suivante), aurait dû être « que du bonheur » pour ce jeune homme.

Depuis, il vit un cauchemar éveillé et paie très cher ce qu’il a publié par le passé sur les réseaux sociaux et notamment des vidéos sur YouTube.

Je ne veux pas porter le moindre jugement sur le fond de ce qui a publié, d’ailleurs je n’ai pas regardé les vidéos mises en avant et montant des comportements – semble-t-il – déviant de Bilal Hassani.

Mais, là nous touchons le problème des réseaux, de cette simplicité de publier n’importe quoi sans contrôle et sans limite. Si la censure américaine face à une statue de nue « cacher ce sein que je ne serais voir » est féroce, en dehors de cela rien.

Tout est publiable et chacun peut raconter n’importe quoi à sa communauté d’internautes (qui se ressemble, s’assemble) et tout va pour le mieux tant que ça reste dans cette communauté.

Le problème est que si à un moment donné le « grand public » s’intéresse à un contributeur sur les réseaux, cela peut faire remonter à la surface des choses qui ont plu à la communauté de ce contributeur, mais que le grand public peut juger inacceptable.

Et c’est que qui arrive à Bilal Hassani, il a beau déclarer « Lâchez-moi ! Je suis un être humain comme un autre ».

Non, il n’est pas un être humain comme les autres, c’est un Youtubeurs qui n’a jamais eu conscience que si ses vidéos étaient vues par d’autres que ses fans, le contenu pouvait ne pas plaire. Et… ça semble le cas.

Sauf à rester dans son groupe fermé, même s’il compte de nombreux fans (des milliers, des millions), il faut faire attention à ce que l’on publie sur les réseaux. Car, si un jour le contributeur se retrouve sous les « Sun light » sur grand public (cette fois-ci l’échelle n’est plus la même), alors tout ce qu’il a publié sera décortiqué.

C’est ce qui arrive à Bilal Hassani, ce ne sont plus ses fans qui regardent, qui apprécient, qui attendent la vidéo suivante. C’est le grand public.

Peut-il, dans ces conditions continuer à représenter la France à l’Eurovision ? Ça c’est une autre histoire.

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Olivier Kauf

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