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Bayer a sous-estimé les conséquences du rachat de Monsanto

Bayer, le chimiste, allemand spécialisé dans la pharmacie, avide de se lancer dans les semences OGM et dans l’agrochimie a racheté, à prix d’or, sans les réserves d’usage le leader américain dans ces domaines, Monsanto et, aujourd’hui, il risque d’y laisser sa peau.

Confronté à la baisse spectaculaire de son cours en bourse, le PDG de Bayer vient d’annoncer la suppression de 12 000 postes, soit 10 % de ses effectifs, principalement dans les fonctions administratives et les services, où 5 500 postes, sur les 12 000 suppressions annoncées, sont concernées.

Bayer prévoit aussi la vente de son département santé animale ainsi que deux marques de médicaments, pour faire entrer de l’argent dans ses caisses.

Le président du groupe a déclaré, contre toute attente, que ces mesures ne sont pas une réaction à la reprise de Monsanto, embringué à l’affaire du glyphosate, mais pour augmenter les performances de l’entreprise de façon durable, à chacun d’en penser ce qu’il veut.

En fait, les investisseurs redoutent une explosion du risque judiciaire lié au glyphosate, suite au premier procès condamnant Monsanto à des dommages-intérêts punitifs considérables, alors que plus de 9 300 plaintes sont en cours d’instruction, rien qu’aux États-Unis.

Cette affaire a fait perdre aux actionnaires de Bayer, en trois mois, 30 milliards d’euros de valeur boursière.

Or ce n’est pas le seul problème de Bayer, dont le département de médicaments sans ordonnance montre des signes de faiblesse, depuis que des consommateurs préfèrent acheter des produits du quotidien, de la concurrence, sur Internet.

De plus, le département de pharmacie classique sur ordonnance, qui assure presque la moitié du chiffre d’affaires de plus de 6 milliards d’euros est également en difficulté, alors que les deux molécules phares de Bayer, voient leurs brevets arriver à échéance en 2023.

Ceci étant, le plus gros défi pour Bayer est l’intégration de Monsanto, acquise pour relayer l’activité pharmacie, aujourd’hui, comme on le voit en difficulté.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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