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Aussi tragique qu’elle soit … il ne faut pas effacer l’histoire

Quelle que soit la couleur de la peau, les idées, la religion, la nationalité, le sexe, … le meurtre d’un humain par un autre humain n’est pas admissible.

L’accident est toujours possible, si on est attaqué se défendre est naturelle, mais tuer pour tuer nous fait quitter l’humanité pour regagner le monde animal. Lorsqu’un chat tue une souris, ce n’est pas un crime, c’est instinct animal qui le pousse à cela.

Il y a quelques semaines, aux États-Unis, un policier blanc a tué un homme noir. Peut-on généraliser le comportement des blancs vis-à-vis des noirs, ce serait un peu rapide.

Au début des années 1990, en Afrique subsaharienne, le génocide des Tutsis n’a pas été commis par des blancs mais par les Hutus, un peuple noir voulant exterminer un peuple noir.

En Europe, durant la Seconde Guerre mondiale, les nazis, un peuple blanc, n’ont pas prévu le génocide d’un peuple noir, mais d’un autre peuple blanc, d’une religion différente, ils étaient juifs.

Le 24 août 1572 en France, le jour de la saint Barthélemy, marque le début du massacre des protestants par des catholiques. Un peuple blanc qui veut détruire un autre peuple blanc.

Depuis que le monde « civilisé » existe c’est comme cela. Mais, ce n’est pas spécifiquement un peuple d’une certaine couleur de peau qui veut détruire ou abuser d’un peuple d’une autre couleur de peau.

Ce sont des prises de pouvoir d’un groupe sur un autre groupe :

  • Pour conquérir des territoires, Europe les frontières des différents pays ont souvent bougé au gré de guerres.
  • Pour la recherche de ressources avec la colonisation par des pays Européens de l’Afrique.
  • Pour l’utilisation de la force de travail par la mise sous esclavage. Ce ne sont pas les Américains du Nord qui ont inventé cela, l’esclave remonte à l’antiquité.
  • Pour la destruction d’un peuple par un autre peuple, ce sont les génocides.

Doit-on renier le passé, l’effacer, le supprimer ?

Certainement pas, ce serait la certitude avec le temps d’oublier ce qui s’est passé. Au contraire, il faut documenter ce passé. Expliquer avec détails l’histoire de ces différentes époques (qui a fait quoi, comment). Pour éviter que cela se reproduise, bien que l’histoire soit toujours cyclique.

Aujourd’hui, détruire des statuts de sudistes aux États-Unis, donc de gens qui étaient pour le maintien de l’esclave, c’est détruire l’histoire. Ce sera, dans 50 ou 100 ans faire douter de l’existence de l’esclave aux États-Unis. Il ne faut détruire ces statuts, ces histoires mais les expliquer. Supprimer des éléments de l’histoire, c’est pousser à l’oubli.

Des Africains ont été arrachés de leur continent pour servir d’esclave en Amérique du Nord, c’est une tragédie qui a existé, il ne faut pas en effacer les traces. Et les dirigeants sudistes en font partis. Pour qu’une tragédie existe, il faut des victimes, mais il faut aussi des coupables, si on efface les coupables alors indirectement on efface les victimes.

Ceux qui ont été opprimés doivent refuser de supprimer les statuts de ceux qui les ont opprimés, c’est la trace que cela à exister.

Si en Europe on détruisait Auschwitz le plus grand camp d’extermination du Troisième Reich, la mémoire au fil du temps oublierait ce qui s’est passé. Il faut l’entretenir pour ne jamais oublier.

Aussi tragique qu’elle soit, on ne doit pas réécrire l’histoire, on doit l’assumer et l’expliquer.

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Olivier Kauf

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