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Une fois les Vélib’ de JCDecaux partis que vais-je faire ?

C’est la question qu’Anne Hidalgo devrait se poser depuis le 1er janvier, devant les stations Vélib’ sans vélos.

Il est peu probable que les têtes d’œufs de sa garde rapprochée à la Mairie de Paris ne l’aient pas mise en garde contre la certitude d’interrompre le service, en changeant, sans autres, de concessionnaire.

JCDecaux avait installé à Paris et 67 communes environnantes 47 000 bornes individuelles pour autant de vélos, que l’on ne remplace pas d’un claquement de doigts, en une nuit.

Madame Hidalgo ne les pas entendus où elle voulait tuer les Velib’, à chacun de conclure.

C’est aussi la faute à Smovengo, le consortium d’entreprises qui s’est engagé à mettre en place le nouveau service Velib’, sans en avoir les moyens.

Aujourd’hui les victimes sont les usagers habitués à ce moyen de déplacement, supprimé brutalement, comme programmé, le 31 décembre dernier, à minuit.

Ce ne sont pas les 80 stations avec 510 vélos mécaniques et 168 vélos à assistance électriques actuellement opérationnelles qui combleront le vide laissé par le départ de JCDecaux.

C’est un véritable sinistre, qui ne tient pas au hasard, car il était certain dans les conditions dans lesquelles a été attribuée la nouvelle concession.

Dans la mesure où il n’était pas possible de modifier les stations de JCDecaux avant la fin de sa concession, il fallait trouver une autre solution pour les vélos mécaniques, en sachant que pour les remplacer, il faut du temps et de l’argent.

Il appartient maintenant aux responsables de ce sinistre d’en réparer les conséquences, en faisant en sorte que le service aux usagers soit rétabli au plus vite.

La solution qui a été trouvée par le syndicat mixte qui regroupe Paris et les autres communes, d’appliquer des pénalités financières pour retard à Smovengo, ne peut qu’aggraver la situation, en motivant notamment le dépôt de bilan de ce consortium.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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