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Uber c’est mieux que rien

C’est Uber qui le dit, pour défendre son modèle, au risque de créer une nouvelle population de travailleurs à la fois pauvre et mal couverte.

En termes d’emploi, il y a un, impact positif indéniable, Uber annonce faire travailler 15 000 chauffeurs en France, dont la moitié serait issue des quartiers populaires dans lesquels le taux de chômage est supérieur à 15 %, ce qui peut être considéré comme une chance pour les habitants de ces quartiers.

Les chauffeurs de Uber ne sont pas des salariés mais des autoentrepreneurs qui doivent fournir le véhicule qu’ils conduisent et cotisent très peu pour leur protection sociale et pour la retraite avec des conséquences négatives sur le présent et sur le futur : leur retraite.

À court terme, la formule assure une forme de cohésion sociale puis qu’elle répond à une situation de chômage de masse en générant une activité économique.

Les chauffeurs, en majorité des hommes entre 20 et 30 ans, peu diplômés dont le niveau de formation ne permet pas ou peu de faire autre chose.

En France, l’accès à l’emploi est devenu difficile pour ceux qui ne possèdent pas un capital culturel suffisant, alors qu’i est très aisé d’intégrer Uber.

Une fois entrés chez Uber, ces jeunes se sentent valorisés, ils ont un métier et quand ils roulent dans une belle voiture, et bien habillés, ils se sentent valorisés, ce qui est important pour eux et pour leur entourage.

C’est le côté positif de la formule.

Le côté négatif est la faible rémunération liée au modèle économique de ce type d’activité, celui de l’autoentreprise tributaire d’une plateforme d’appel.

Contrairement aux taxis qui attendent les clients aux stations qui leur sont réservés et qui en trouvent en roulant, après avoir déposé un client, les VTC sont tributaires des d’entreprises type Uber qui sont leur service commercial en fournissant le logiciel qui reçoit les appels des clients, les dirige sur eux, fixe le prix de la course et l’encaisse.

Ce service à un coût et est rémunéré par une commission prélevée sur le prix des courses.

C’est ici que le bât blesse car les chauffeurs, sauf à rouler beaucoup ont du mal à couvrir leurs frais, fixes et variables, et à gagner leur vie.

Le risque de désillusion est réel et beaucoup y renoncent.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , “Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend ”  en ajoutant ” à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit “

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