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Selon l’Anses les masques anti-pollution donnent un faux sentiment de protection

L’idée de porter un masque de type médical vient du Japon, non pas pour se protéger contre la pollution, mais pour éviter de contaminer les personnes que l’on côtoie, lorsque l’on est enrhumé.

En France, le personnel en contact dans son travail avec des aliments, doit pour des questions d’hygiène porter un masque et c’est aussi le cas en milieux hospitalier, où certaines zones ne sont pas accessibles sans port d’un masque, pour la protection des malades qui s’y trouvent.

On peut croiser chez nous des touristes Japonais, portant un masque, s’ils sont enrhumés, ils doivent penser, en en nous voyant sans masque, heureux Français, ils ne sont jamais enrhumés.

Cependant l’image que donnent les Français à leurs visiteurs peut changer, car il pourrait y avoir, bientôt, dans nos villes des personnes masquées, pour se protéger de la pollution.

Ce que l’on dit aujourd’hui des particules plus ou moins fines et des particules ultrafines qui pénètrent par le sang dans notre cœur, dans les poumons et dans notre cerveau est proprement terrifiant, il faut se mettre à la place du bon père de famille qui cherche à protéger les siens et lui-même contre ces intrus.

Des masques sont en vente dans les pharmacies et dans les magasins spécialisée dans les vêtements et tenues de travail et de sécurité et un nouveau marché, à destination du grand public, s’ouvre sus nos yeux ; celui des masques anti-pollution.

L’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’Anses avait été saisie dès le 15 septembre 2015, il y a près de 3 ans par les ministères de la santé et du travail afin de mener une évaluation sur l’efficacité et l’intérêt d’en recommander l’usage.

Une étude du marché réalisée en 2016 a identifié au moins 215 produits revendiquant une efficacité en matière de protection contre la pollution de l’air, dans un marché relativement restreint, avec un chiffre d’affaires d’au plus de 150 000 euros pour environ 20 000 unités vendues.

Les cibles principales de ces produits sont les cyclistes ou les usagers de deux roues motorisées et toutes les personnes sensibles à la pollution, qui sont des clients idéals.

Malheureusement, l’Anses ne peut pas recommander ces produits qui s’avèrent inefficaces et donnent un faux sentiment de protection à ceux qui les portent.

La seule solution de lutte contre la pollution est d’agir sur ses sources.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

Un commentaire

  1. Le masque papier est destiné à lutter contre les poussières ou les grosses particule (pas de protection contre les gaz, ni des micro et nanoparticules !) : donc à peu près inutile contre la pollution urbaine, sauf en cas d’ épidémie pour éviter d’inhaler les gouttelettes contaminées : ” Equipements Individuels de Protection des voies respiratoires ” : http://www.officiel-prevention.com/protections-individuelles/les-voies-respiratoires/detail_dossier_CHSCT.php?rub=91&ssrub=127&dossid=226

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