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Les rois du pétrole et l’énergie verte

On n’aurait jamais pu imaginer que l’Arabie saoudite où jaillit le pétrole, dès que l’on gratte légèrement le sol, devra un jour de se convertir aux énergies vertes, alors qu’elle a des réservés de pétrole et de gaz, tout au moins pour ses besoins propres, pour l’éternité.

Pourtant, lors d’un forum sur l’investissement dans les énergies renouvelables organisées dans sa capitale Riyad, son ministre de l’énergie a annoncé trente projets d’une capacité totale de 10 000 mégawatts (MW) d’énergies renouvelables, un premier pas considérable pour un pays dont toute l’électricité est fournie par des centrales au gaz et au pétrole.

Il a expliqué cette décision en affirmant : « Nous voulons que le royaume devienne à moyen terme un pays qui développe, fabrique et exporte des technologies avancées de production d’énergies renouvelables ».

En ajoutant que les investissements pourraient atteindre 50 milliards de dollars, ce qui ouvre des perspectives de marché aux pays occidentaux, capables d’en profiter.

Il a donné le coup d’envoi d’un appel d’offres pour la première centrale solaire de 300 MW et d’un parc éolien de 400 MW, ouvertes aux entreprises étrangères, qui pourront détenir et exploiter ces centrales.

Pour l’Arabie saoudite c’est une transformation aussi profonde que celle qu’avait entraînée la découverte des premières réserves de pétrole dans les années 1930, a reconnu le ministre de l’énergie, et c’est bien le cas.

L’Arabie saoudite a les moyens de cette politique, comme aucun autre pays producteur de pétrole au monde, mis à part la Norvège, qui place ses revenus pétroliers dans un vaste fonds souverain, alors que les dégâts causés par le réchauffement climatique accéléreront la fin de l’ère du pétrole, au grand dam des exploitants de pétrole de schiste Américains.

L’Arabie saoudite n’est le seul pays producteur de pétrole sur cette ligne de conduite, qui est partagé par le Koweït et par d’autres producteurs du Golfe persique, où la volonté de sortir du tout pétrole se dessine.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , “Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend ”  en ajoutant ” à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit “

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