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La réforme des retraites n’est pas enterrée

Ça sera une réforme systémique sur des bases technocratiques qui n’apportera rien aux « anciens » auxquels Emmanuel Macron ne s’intéresse manifestement pas.

La preuve en est, qu’au cours de son allocution de fin d’année aux Français, de 17 minutes, il ne s’est pas adressé une seule fois aux retraités, il n’a pas prononcé le mot de retraite, parce qu’il n’avait pas l’intention de leur promettre quoi que ce soit, ils ne font pas partie de son programme.

Pourtant, ce sont eux qui ont reconstruit la France après la libération, qui ont fait leur service militaire et qui ont été envoyés en Algérie, pour faire une guerre coloniale qui n’a pas osé dire son nom et qui s’est terminée comme on sait.

Emmanuel Macron est trop jeune pour le savoir.

Ceux qui ont pu mettre de l’argent de côté pour leurs vieux jours sont ponctionnés, ils peuvent payer et doivent là fermer a dit l’actuel ministre des finances, un transfuge de la « droite » reconverti au « macronisme » sans doute plus par opportunité que par conviction.

Ceux qui n’ont pas d’argent de côté sont condamnés à former progressivement le grand bataillon des pauvres, mais rien ne leur interdit de s’occuper de leurs petits-enfants et de venir en aide à leurs enfants, s’ils sont au chômage, tant qu’ils le peuvent.

Pour la réforme à venir, les grands mots, créer un « système universel où chaque euro cotisé donnera les mêmes droits » à concevoir par un haut-commissaire à la réforme des retraites, nommé en septembre dernier, tant qu’il y croit.

Pour Emmanuel Macron, le but est « avant tout de provoquer un grand choc de lisibilité et de simplification » alors qu’il s’agit de mettre un peu de beurre dans les épinards de ceux qui n’ont que leur retraite pour vivre et qui constatent, en ce moment une baisse, des pensions par rapport à 2017.

L’un des buts non avoués de la réforme semble être, au nom de la simplification, de faire sauter les régimes spéciaux qui coûtent cher à l’État, qui sont des salaires différés, mais ça, c’est une autre histoire.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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