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Pourquoi elles ne durent que 3 à 4 minutes ?

gramophone2602Il y a des choses qui ont une durée standard et qui semble immuable, quelles que soit les évolutions, c’est comme cela basée sur des techniques d’un autre temps, mais qui perdure : c’est 3 à 4 minutes et pas davantage.

Je veux parler des chansons. Avez-vous remarqué que quel que soit le pays, les chansons durent toujours 3 à 4 minutes.

Il y a, comme toujours, des exceptions (comme on le dit « qui confirment la règle », quoi que l’on devrait dire « qui infirme la règle », mais ça, c’est une autre histoire), et les versions dites longues.

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à nos chansons d’une durée standards.

Cette durée est immuable depuis la commercialisation des premiers phonographes et avec des premiers disques, les 78 tours.

Ceux qui les avaient conçus, avaient prévu 2 diamètres, l’un de 25 centimètres pour contenir 3 minutes de musiques, prévues pour les chansons de variétés et l’autre de 30 centimètres pouvant contenir moins de 5 minutes et prévu pour la musique classique.

De toute manière pas question de faire des disques d’un plus grand diamètre pour, au moins, 2 raisons :
– ils auraient été trop fragiles et trop lourds,
– mais surtout, les phonographes fonctionnaient avec un ressort qu’il fallait remonter et ils avaient une autonomie de moins de 5 minutes. On le voit dans certains très vieux films, un des personnages se précipitant vers le phonographe pour le remonter lorsque la musique commence à ralentir.

Et tous les chanteurs se sont calés sur ces 3 à 4 minutes.

On aurait pu imaginer qu’avec l’apparition de nouvelles technologies, notamment les microsillons que sont les 45 et 33 tours, que la limite des 3 minutes seraient repoussée.

Le 33 tours est un disque qui peut contenir 1/2 de musique par face, il est utilisé pour composer des albums regroupant plusieurs chansons et les versions longues.

Mais, à la conception du 45 tours, ce que l’on a appelé les « singles », qui contiennent sur une face la chanson qui doit être le tube du moment et l’autre face… une autre chanson moins « tube », il aurait été possible d’imaginer un diamètre un peu plus grand pour contenir 5 à 6 minutes de musique. NON, le standard reste 3 à 4 minutes.

Si le 78 restait, relativement, confidentiel, l’avènement du 45 tours a propagé de manière phénoménale la diffusion de la musique dite de variété. Sans le 45 tours les Aznavour, Halliday, Sheila, Vartan,… n’auraient jamais autant percé.

Pour les versions longues des chansons, il y a eu quelques « maxi 45 tours », ce sont des disques du diamètre des 33 tours, mais qu’il faut jouer à 45 tours.

Et aujourd’hui, à l’air du numérique, des musiques distribué en MP3 ou d’autres formats, la norme des 3 à 4 minutes perdurent.

Une technologie, qui n’existe plus, avait imposé auc compositeurs et aux chanteurs une durée de 3 à 4 minutes par chanson, cette technologie n’existe plus, mais l’hebitude est prise depuis trop longtemps et rien ne change pour le moment.

Mais, ce n’est pas le seul domaine, où des normes qui n’existe plus survivent, survivent malgré les multiples évolutions qui permettraient de les faire disparaître. Mais je vous en parlerai dans de prochains articles !!!

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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